Cacouna contre le pétrole bitumineux. Ils sont puissants, nous sommes nombreux

Manifestants devant la Baie de Cacouna. ^Photo: Nathalie Côté

Manifestants devant la Baie de Cacouna.
^Photo: Nathalie Côté

Par Nathalie Côté

La manifestation du 11 octobre dernier à Cacouna a rassemblé plus de 2 000 personnes venues de partout au Québec pour dénoncer la construction du port pétrolier de TransCanada. C’est dans ce lieu que se reproduisent les bélugas, ces baleines blanches sont une espèce menacée d’extinction.

Simon Côté, porte-parole de Stop-Oléoduc Rimouski, est convaincu : « Je veux dire à nos adversaires : Sachez que maintenant l’énergie de milliers de citoyens va se concentrer de plus en plus dans la résistance. Au Québec, la société civile se tient debout. »

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La Ville s’acharne à vouloir construire à la mauvaise place, un projet socialement utile

Par Marc Boutin

Dans une conférence de presse que le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a tenu au TamTam café le 24 septembre dernier, la porte-parole Véronique Laflamme a tenu à préciser que la notion de droit au logement comprenait beaucoup plus que le fait de réclamer « un toit » à un prix raisonnable. Font aussi partie du droit au logement, l’accès à des services de proximité, à des espaces verts et à des lieux de loisirs mais aussi le fait de vivre dans un quartier démocratiquement vivant, où le citoyen a un mot à dire sur l’avenir et le développement de son milieu et où il est possible de s’enrichir culturellement avec des lieux prévus à cet effet.

En d’autres mots, pour ceux et celles qui font de la lutte à la pauvreté une priorité, la richesse collective est tout aussi importante que la richesse privée et la perte d’un équipement public et communautaire dans un quartier populaire contribue à l’appauvrissement de tous. Le logement social répond à un besoin dans Saint-Sauveur. Tout le monde en convient, y compris les opposants à la démolition du Centre Durocher. Mais si on veut combattre la pauvreté, il faut commencer par protéger, conserver et enrichir le patrimoine public des quartiers populaires. Or, dans Saint-Sauveur, le Centre Durocher fait partie de ce patrimoine.

Le parc sur lequel il est situé est plus qu’un parc. C’est une place publique, la place publique centrale du quartier, le lieu idéal pour un équipement collectif et non pour un équipement de location privé que ce dernier soit de type condo ou de type logement social. Il y aurait là, inévitablement, une forme de privatisation d’un espace public.

La Ville veut faire croire qu’il y a une surabondance d’équipements communautaires dans Saint-Sauveur. Il est vrai que Saint- Sauveur est bien équipé en centres de loisirs mais, en revanche, le quartier est sous équipé culturellement. Le Centre Durocher est tout désigné pour remplir la carence en équipement culturel et ce, à un coût moindre que celui de sa propre démolition. La Ville s’acharne, malgré la volonté collective, à vouloir démolir pour construire un projet socialement utile à la mauvaise place, un projet de logement social qui pourrait utilement voir le jour ailleurs.

La loi 3 et les employés municipaux : la sale besogne du maire Labeaume

Par Pierre Mouterde

Rappelez-vous, c’était en novembre 2013, il n’y a pas si longtemps de cela, lors de la dernière campagne électorale pour les municipales où se jouait la réélection de Régis Labeaume.

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Droit de parole a 40 ans

DESSIN  MALCOLM

Par Malcolm Reid

Notre journal a quarante ans. Il fête, il célèbre — et il a besoin de sang neuf, il a besoin de jeunes. Ce qui me fait penser à Vital…

J’ai rencontré Vital Barbeau assez tôt après mon arrivée à Québec avec mon épouse Réjeanne, en 1969. J’étais correspondant du Globe and Mail, et le Québec était en ébullition. Il fallait couvrir ça! Et pour ça, il fallait faire connaissance avec la jeunesse, avec les cégépiens. Car l’époque des Kennedy, Trudeau, Jean Lesage, commençait à céder le pas à l’époque des étudiants en révolte, à travers l’Occident. La plupart des journalistes au parlement n’avaient aucun contact dans ce monde, mais moi je pensais savoir comment m’y prendre.

Vital était sur les marches du Château Frontenac. « La boisson coule à flots, marmonnait-il, ils choisissent un nouveau chef pour l’Union nationale, mais que savent-ils du peuple? Rien! Ils s’en fichent. Il s’agit de se remplir la poche, c’est toute. »
Le reporter du Globe aborde ce jeune organisateur de mouvements de jeunes. À travers lui j’ai découvert le CÉGEP de Limoilou, le plus agité de la région. Dans son travail d’animation des étudiants à

Limoilou, Vital avait un comparse, Gilles Simard. À ce CÉGEP un soir, Réjeanne et moi avons vu une performance du Théâtre Euh! Du théâtre brechtien, protestataire, très dur pour les politiciens qui se fichaient du peuple. Dans cette troupe, je rencontre bientôt le couple Marc Boutin et Marie-France Desrochers, et ensuite c’est la chansonnière féministe Marie Leclerc, tous militants du large mouvement populaire de cette ville que j’ai souvent visitée, souvent explorée, mais jamais comme nous la découvrons maintenant!

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Il faut défendre la clinique sans rendez-vous, rue Montmagny

Depuis le printemps dernier, l’avenir de la section sans-rendez-vous de la clinique médicale Saint-Vallier est incertain. Pour qu’elle puisse poursuivre ses activités, l’Agence de santé et des services sociaux de la Capitale-nationale devrait s’engager à poursuivre son financement en lui accordant les budgets nécessaires. Cette clinique joue un rôle important en participant à désengorger les urgences des hôpitaux de Québec.

Pourquoi déménager? C’est comme changer quatre trente sous pour une piastre. Les services seront transférés ailleurs. Pourquoi déposséder les gens de Saint- Sauveur et de la basse-ville d’un autre service de proximité? Pour les gens qui n’ont pas de voiture, les personnes âgées et les plus pauvres du centre-ville, cette clinique joue un rôle essentiel.

Selon nos sources, c’est à partir du 1er décembre, en principe, que les services seraient transférés, le bail de la section sans rendez-vous étant échu. Mais cela n’est pas irréversible! Des solutions existent. Il suffit d’un engagement de l’Agence de santé. Si nous ne faisons rien, nous allons perdre cette clinique. Pour commencer, signons cette pétition que le Comité Sans rendez-vous fera parvenir à l’Assemblée nationale d’ici le 10 novembre 2014.

 

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Centre Durocher: une histoire d’attachement

Par Lynda Forgues

En juin dernier, l’assemblée générale annuelle du comité des citoyennes et citoyens du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) demandait à l’unanimité l’organisation d’une assemblée publique sur la question du Centre Durocher. Continuer la lecture