L’indépendance du Québec, mais pourquoi faire?

Par Pierre Mouterde

Avec l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau au sein des troupes péquistes, la question de la souveraineté du Québec a brutalement fait son retour dans les débats de la campagne électorale 2014, à tel point que via la question d’un possible référendum, elle semble être devenue déterminante. Mais avant toute chose, ne faut-il pas savoir ce que l’indépendance pourrait apporter au peuple québécois et plus particulièrement à ses secteurs les moins nantis ? Au moins cela a le mérite d’être clair : du côté du PLQ et de la CAQ, opposants à un quelconque processus de souveraineté, il n’y a pas — frilosité oblige — de mystère en la matière. Monsieur Philippe Couillard, aspirant libéral au poste de premier ministre, nous a vite donné sa réponse. S’il concède à ses adversaires que le Québec pourrait « survivre » en étant indépendant, il n’en voit pas l’utilité en termes économiques, insistant avant tout sur l’instabilité qu’un tel statut alimenterait. Quant à François Legault de la CAQ, il songe d’abord et avant tout, aux 9 milliards de dollars que le gouvernement fédéral verse au Québec par le biais de la péréquation; milliards que selon ses propres calculs comptables, un Québec indépendant ne parviendrait pas à générer de lui-même.

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Plus de justice sociale, moins d’austérité

Par Nathalie Côté

Si la protection des services publics n’a pas été au cœur de la campagne électorale, elle n’en demeure pas moins d’une importance capitale. L’accès à l’éducation, à l’aide sociale, à des services de santé de qualité et gratuits est, non seulement, une façon de redistribuer la richesse, mais aussi ce qu’on attend d’un État digne de ce nom.

Comme le rappelle la Coalition pour la justice sociale : « Depuis plusieurs années, les gouvernements qui se succèdent à l’Assemblée nationale, ont demandé à la population de se serrer la ceinture, ils ont coupé dans les services et haussé les tarifs. » Hausses des tarifs d’électricité, taxe santé etc., elles s’accumulent ! Cette austérité budgétaire n’est pas une solution : « Elle a des conséquences néfastes directes sur la population, mais également sur la reprise économique » rappelle Justin Moisan, porte-parole de la coalition.

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Le désir, un poème de Catherine Dorion

La poésie est partout, abondante.

Mais nous manquons de récepteurs, ou bien nos récepteurs sont tous recouverts d’une saleté grasse, indélogeable.

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Quelques chiffres sur les voix

  • Au Québec, ce sont de 40 à 60 000 personnes de toute condition sociale qui entendent des voix.
  • Le phénomène des voix fait très souvent suite à un événement traumatique (deuil, abus sexuel, agression, catastrophe, maladie, conditions extrêmes, etc.).
  • De 25 à 50% des personnes qui prennent des neuroleptiques continuent d’entendre des voix.
  • Plus souvent qu’autrement, les « entendeurs de voix » entendent plusieurs voix pouvant être bienveillantes et pacifiques, négatives et hostiles ou tout simplement neutres.
  • Les voix entendues peuvent être masculines, féminines ou neutres; ces voix peuvent sembler provenir de proches (famille, amis, voisins,) de personnes décédées ou de gens inconnus.
  • Les voix peuvent aussi être interprétées comme venant d’entités surnaturelles, extraterrestres ou autres.

Ces informations sont tirées du livre « Mieux vivre avec les voix », de Brigitte Soucy et Myreille St-Onge, paru en 2012, aux Éd. Claude Bussières, (Module I, p.69).

Pour les anti-système

Par Lynda Forgues

De plus en plus de personnes trouvent qu’elles n’ont pas vraiment de choix lors des élections, car le discours des politiques leur dicte de voter stratégique, ou alors on leur raconte que leur vote servira à l’autre, que de voter à gauche va favoriser la droite, qu’il faudrait toujours voter gagnant, sinon, ça ne sert à rien de voter, ainsi de suite.

Annulation

D’élection en élection, des personnes désabusées finissent par marquer leur bulletin à plus d’un endroit, annulant ainsi leur vote. Par contre, vu que le système actuel de votation n’annonce pas le nombre de bulletins rejetés comme étant un choix politique, ces choix ne comptent pas. Le Parti nul représente maintenant une option : « Ainsi, une case « Parti nul », symbolisant l’annulation du vote, apparaîtra sur chaque bulletin de vote, permettant aux électeurs désireux d’exprimer leur insatisfaction d’être réellement considérés dans le résultat de l’élection ». L’existence de ce parti est « la manifestation du fossé qui sépare la classe politique, qui exerce dans les faits le pouvoir, et la volonté du peuple, qui est sensé, dans une démocratie, exercer ce pouvoir ».

Abstention

Mais annuler son vote, c’est toujours participer à la machine, disent les abstentionnistes purs et durs, qui vont plus loin en proposant de ne pas se déplacer pour aller voter. Francis Dupuis-Déri s’exprimait à Radio-Canada : « Il ne faut pas confondre abstentionnisme et apathie politique. Ça ne veut pas dire que je ne fais pas des choses politiquement. Je peux aller dans des manifestations, je peux faire des pétitions, écrire des lettres, être dans un groupe de quartier. On peut être très engagé politiquement et ne pas aller voter et je pense presque que ça va ensemble ». Est-ce vraiment marginal de s’abstenir de voter ? « D’année en année, d’élection en élection, depuis quelque temps, les abstentionnistes sont, on pourrait dire, le parti majoritaire. En 2008, très clairement, on était devant tout le monde. », de rajouter Francis Dupuis-Déri. Ça indique, en tout cas, un certain parti pris pour l’humour.