Solidaires contre l’austérité

un étudiant manifestant avec les chauffeurs de taxi, le 29 avril dernier.
un étudiant manifestant avec les chauffeurs de taxi, le 29 avril dernier.

Le 29 avril, quelque 200 personnes des groupes sociaux étaient en grève pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard et demander un réinvestissement dans les services publics, répondant ainsi à l’appel de la Coalition Main rouge.

Le syndicat des chauffeurs de taxi de Québec, le RTAM, s’est joint au mouvement pour dénoncer Uber et les paradis fiscaux. Ils se sont joints au mouvement communautaire et aux étudiants présents pour dire que l’évasion fiscale est une des causes de l’austérité.

La journée a débuté au petit matin avec le blocage des portes d’entrée du ministère des finances. Une conférence d’Alain Deneault sur les paradis fiscaux a suivi et convaincu encore davantage les manifestants de continuer à dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement libéral.

Une action de visibilité piétonnière et un sit-in, au coin des rues René-Lévesque et Cartier, suivis du blocage de l’intersection achalandée René-Lévesque et Honoré-Mercier, avec les chauffeurs de taxi, qui s’est continué jusqu’en pleine heure de pointe, ont terminé cette journée dérangeante. Cette alliance momentanée entre les groupes populaires et les chauffeurs de taxi montrent que la question des paradis fiscaux touchent tout le monde.

N.C.,  L.F. 

Compressions à Droit de parole: lettre ouverte au ministre de la Culture

lettre

Monsieur le ministre,

Depuis 1974, le journal communautaire Droit de parole participe à la diversité de l’information dans les quartiers centraux de Québec en favorisant la production et la diffusion d’informations locales sur les enjeux de la vie urbaine. Or, les coupes récentes, annoncées par votre ministère, sont en train de remettre en cause la survie de notre journal.

C’est la raison pour laquelle nous vous demandons d’intervenir, soit pour faire modifier les récentes décisions prises à notre égard, soit pour évaluer de nouvelles manières de soutenir notre travail ainsi que celui des autres médias communautaires qui vivent, comme nous, une situation de plus en plus précaire.

En effet, en octobre 2014, le Ministère de la Culture et des Communications annonçait à l’équipe du journal, qu’à partir de l’année 2016, il y aurait le retrait d’un montant annuel de 10 000 $ de son financement de 34 660 $ par année. Ce qui veut dire que Droit de parole ne disposerait plus que de 24 660 $ pour publier à 15 000 exemplaires et distribuer, gratuitement, 9 numéros de 8 à 12 pages, par année.

Au même moment, toutes les ressources provenant de la publicité gouvernementale, quelques milliers de dollars dont nous pouvions profiter, se sont taries, sans qu’on nous en explique la raison.

À ces premières coupures, il faut ajouter celles qu’on nous a annoncées à l’automne 2015. Lors de notre prochaine demande de subvention, Droit de parole pourrait faire face à des compressions budgétaires de 20 000 $. Ce qui veut dire que nous allons subir une coupure de plus de 60 % de notre subvention.

Ces coupes drastiques sont, en somme, synonymes de la mort du journal. Or, aidés en cela par l’AMECQ, nous commencions à effectuer justement un tournant vers le web, envisageant, en même temps, d’améliorer la version papier mensuelle de notre média.

Les politiques de compressions budgétaires, dont nous sommes aujourd’hui les victimes, jouent sur la qualité minimale de notre journal communautaire, d’autant plus indispensable qu’il fonctionne dans un contexte de monopole médiatique grandissant. Plus encore, en fragilisant les liens entre les communautés et les citoyens du centre-ville, ces coupures tendent à réduire considérablement les possibilités d’information et d’éducation populaire dont pouvaient bénéficier les citoyens et les citoyennes de la Basse-Ville.

En connaissant votre souci pour les questions sociales et culturelles, nous sommes persuadés que serez sensible au devenir de Droit de parole et que vous saurez évaluer le type d’aide financière qui nous permettra de poursuivre notre mission.

Bien à vous,

le comité de rédaction, journal Droit de parole

Les paradis fiscaux: une des causes de l’austérité

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Par les AmiEs de la Terre

Lorsque les écoles se détériorent, qu’une clinique ferme, qu’un viaduc s’effondre, qu’un festival perd une subvention, c’est à cause des paradis fiscaux. Source d’inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et les particuliers fortunés explique en grande partie les politiques d’austérité. « C’est légal ! », claironnent les fautifs. Continuer la lecture de Les paradis fiscaux: une des causes de l’austérité

Cinéma: un paradis pour tous

QSM-film-un-paradis-pour-tousPar Véronique Garneau Allard

La dernière vue de Robert Morin est intéressante à bien des égards. D’accord, elle critique l’évasion fiscale, mais sa manière de le faire est inoubliable. Grotesque, déstabilisante, dégoûtante, comique, inattendue, absurde, les adjectifs pour la décrire ne manquent pas. Ce qui m’a le plus frappée est l’immoralité du film. On traite d’un sujet immoral (l’évasion fiscale), mais de manière dégoûtante. C’était très surprenant et choquant (et drôle). Continuer la lecture de Cinéma: un paradis pour tous

L’ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul: Les résidants du Faubourg appelés à se prononcer

photo Étienne GrandmontPar Marc Boutin

Il est question ici de l’avenir d’un des derniers terrains libres pour de la construction neuve dans le Faubourg Saint-Jean, celui de l’ancien Patro, au coin de côte d’Abraham et d’Honoré-Mercier. En conférence de presse le 31 mars dernier, le Comité populaire Saint- Jean-Baptiste (Compop) a sonné la fin de la récréation pour le promoteur Jacques Robitaille, propriétaire des hôtels Jaro, et la Ville de Québec. Continuer la lecture de L’ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul: Les résidants du Faubourg appelés à se prononcer

Journal communautaire témoin des luttes populaires du centre-ville de Québec depuis 1974