Guy Blouin, 48 ans, mort injustement et gratuitement

Par Gilles Simard

Sur cette photo du Parvis St-Roch, deux policiers de la Ville et un travailleur de la SPCA vérifient la condition physique du chien d’une jeune itinérante. L’opération a duré près de deux heures. L’auto-patrouille bloque entièrement le chemin piétonnier reliant la rue St-François à la rue St-Joseph Photo: Gilles Simard

Sur cette photo du Parvis St-Roch, deux policiers de la Ville et un travailleur de la SPCA vérifient la condition physique du chien d’une jeune itinérante. L’opération a duré près de deux heures. L’auto-patrouille bloque entièrement le chemin piétonnier reliant la rue St-François à la rue St-Joseph
Photo: Gilles Simard

Cette affaire d’un cycliste de St-Roch écrasé à mort par deux flics en autopatrouille, m’indigne, me révolte et m’écoeure profondément. À croire qu’en sortant de la Centrale du parc Victoria, cette journée-là, les deux matamores en uniforme s’étaient donné comme mot d’ordre : « aujourd’hui on écrase du B.S. », avec dans les oreilles la trame sonore de Fais-moi peur Shériff!

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La loi 3 et les employés municipaux : la sale besogne du maire Labeaume

Par Pierre Mouterde

Rappelez-vous, c’était en novembre 2013, il n’y a pas si longtemps de cela, lors de la dernière campagne électorale pour les municipales où se jouait la réélection de Régis Labeaume.

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Droit de parole a 40 ans

DESSIN  MALCOLM

Par Malcolm Reid

Notre journal a quarante ans. Il fête, il célèbre — et il a besoin de sang neuf, il a besoin de jeunes. Ce qui me fait penser à Vital…

J’ai rencontré Vital Barbeau assez tôt après mon arrivée à Québec avec mon épouse Réjeanne, en 1969. J’étais correspondant du Globe and Mail, et le Québec était en ébullition. Il fallait couvrir ça! Et pour ça, il fallait faire connaissance avec la jeunesse, avec les cégépiens. Car l’époque des Kennedy, Trudeau, Jean Lesage, commençait à céder le pas à l’époque des étudiants en révolte, à travers l’Occident. La plupart des journalistes au parlement n’avaient aucun contact dans ce monde, mais moi je pensais savoir comment m’y prendre.

Vital était sur les marches du Château Frontenac. « La boisson coule à flots, marmonnait-il, ils choisissent un nouveau chef pour l’Union nationale, mais que savent-ils du peuple? Rien! Ils s’en fichent. Il s’agit de se remplir la poche, c’est toute. »
Le reporter du Globe aborde ce jeune organisateur de mouvements de jeunes. À travers lui j’ai découvert le CÉGEP de Limoilou, le plus agité de la région. Dans son travail d’animation des étudiants à

Limoilou, Vital avait un comparse, Gilles Simard. À ce CÉGEP un soir, Réjeanne et moi avons vu une performance du Théâtre Euh! Du théâtre brechtien, protestataire, très dur pour les politiciens qui se fichaient du peuple. Dans cette troupe, je rencontre bientôt le couple Marc Boutin et Marie-France Desrochers, et ensuite c’est la chansonnière féministe Marie Leclerc, tous militants du large mouvement populaire de cette ville que j’ai souvent visitée, souvent explorée, mais jamais comme nous la découvrons maintenant!

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Vos papiers et la police: vos droits

Par Lynda Forgues

Pour informer les citoyens et les citoyennes sur leurs droits, voici quelques conseils sur les circonstances qui permettent, ou pas, à un policier de demander à quelqu’un de s’identifier, ou d’être fouillé.
Votre identité vous appartient. Aucune loi ne vous oblige à porter des papiers d’identité sur vous en permanence dans l’espace public.

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Une manif déroutante

Par Lynda Forgues

Manif nocturne du 5 septembre. Photo: D-Max.Samson

Manif nocturne du 5 septembre.
Photo: D-Max.Samson

La nuit du 5 au 6 septembre dernier a vu déferler dans les rues du centre-ville des gens qui n’avaient pas l’habitude de se regrouper et de crier des slogans, ni de tenir des pancartes.
À travers des cyclistes tenant leurs vélos, et des jeunes manifestantEs et militantEs révoltéEs par l’injustice, on voyait des gens du quartier, des punks, et du monde qu’on voit plutôt sur le parvis d’habitude.

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À qui les arbres?

Par Nathalie Côté

L'abattage des peupliers sur la rue Saint-Luc, le 8 septembre. Photo: Nathalie Côté

L’abattage des peupliers sur la rue Saint-Luc, le 8 septembre.
Photo: Nathalie Côté

Pendant que le groupe Québec-Arbres et les citoyens demandent que la Ville de Québec adopte une politique de l’arbre pour la protection des arbres matures existants, des centaines d’arbres ont été abattus depuis les dernières semaines. Tant pis pour la santé publique. Le dernier cas? Dans Saint-Sauveur, au coin des rues St-Luc et Dollard, un promoteur a pu couper les arbres, parce qu’il avait obtenu son permis de construction. Les grands peupliers faisaient de l’ombre et de l’air frais aux résidants du coin. Ce n’était certes pas des chênes centenaires, mais c’était des peupliers majestueux, l’âme du quadrilatère, précieux dans Saint-Sauveur.

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