Action contre l’austérité sur la rue Saint-Vallier

Action contre l'austérité sur la rue Saint-Vallier à Québec. Photo: Ronald Lachapelle

Action contre l’austérité sur la rue Saint-Vallier à Québec.
Photo: Ronald Lachapelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nathalie Côté

Le groupe d’alphabétisation Atout-lire a fait une action, le 25 février 2015, pour dénoncer les politiques économiques du gouvernement libéral. Une corde à linge, avec des vêtements, transformée en bannière, a été suspendue au-dessus de la rue Saint-Vallier, entre la Maison Revivre et le bâtiment où œuvre l’organisme d’alphabétisation. Continuer la lecture

Rencontre du Collectif «Refusons l’austérité»: un rassemblement prometteur

 

Le 12 février a été l'occasion de monter la solidarité des mouvements sociaux face aux libéraux. Au micro: Renée Dubeau de l'Association de défense des droits sociaux de Québec.

Le 12 février a été l’occasion de monter la solidarité des mouvements sociaux face aux libéraux. Au micro: Renée Dubeau de l’Association de défense des droits sociaux de Québec.

Par Pierre Mouterde

S’il y a bien une journée que l’on peut marquer d’une pierre blanche, c’est celle de ce jeudi 12 février 2015. Pour la première fois, plus de 1000 participants provenant de tous les secteurs du mouvement social du Québec (syndical, populaire, écologiste, féministe, étudiant, etc.) se donnaient rendez-vous à l’appel du collectif «Refusons l’austérité» pendant toute une journée au Palais des congrès de Québec. Et cela, non seulement pour faire ensemble le bilan des politiques d’austérité du gouvernement Couillard, mais encore pour préparer de nouvelles pistes d’actions. Joignant le geste à la parole, ils allaient d’ailleurs dans le grand froid de la fin de cette journée manifester devant le parlement. Continuer la lecture

La loi 10 du ministre Barrette Centralisation de la gestion des soins de santé et exit les citoyens et les médias

Par Nathalie Côté

Dans les prochaines semaines, le gouvernement libéral va adopter, de gré ou de force, le projet de loi 10 qui fusionne la gestion des services de santé. La Coalition Solidarité Santé, regroupant des syndicats, des groupes communautaires et des organisations religieuses québécoises, s’est arrêtée au bureau d’Agnès Maltais, le 23 janvier dernier. Ils ont fait une tournée de députés de divers partis les enjoignant de bloquer le projet de loi. Que fera la députée de Tachereau ? Continuer la lecture

Le Centre Durocher: nouvelles récentes

Par Marc Boutin

En décembre dernier, alors que le Comité des citoyens et des citoyennes de Saint-Sauveur faisait une conférence de presse pour proposer la transformation du Centre Durocher en maison de la culture, Action-Habitation rendait public ses plans pour un projet résidentiel sur l’emplacement même d’un Centre Durocher démoli. Question d’amoindrir le choc, Actionhabitation préconisait de conserver la façade de la tour pour servir de paravent à son projet.

De l’utilité du façadisme

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L’itinérance au féminin: Entrevue avec Jimena Michea du RAIIQ

Jimena Michea, coordonnatrice du RAIIQ. Photo: Gilles Simard

Jimena Michea, coordonnatrice du RAIIQ.
Photo: Gilles Simard

Par Gilles Simard

« À Québec, déclare Jimena Michea, ce n’est pas tant le nombre de ressources qui fait défaut, comme le fait qu’elles sont souvent peu adaptées à la complexité de l’itinérance au féminin, une problématique qui comporte une bonne part d’invisibilité1. En plus du manque de profondeur dans certains services, le travail des organismes se fait encore trop en silo. Il faut qu’on apprenne à mieux s’arrimer, à mieux coordonner nos efforts. Voilà notre défi, » rajoute celle qui est coordonnatrice au RAIIQ2 depuis environ deux ans. Continuer la lecture

Le «sans rendez-vous» de la clinique Saint-Vallier: Que faire maintenant pour le sauver?

Manifestation du 17 janvier dernier pour sauver le sans rendez-vous de la clinique médicale Saint-Vallier.

Manifestation du 17 janvier dernier pour sauver le sans rendez-vous de la clinique médicale Saint-Vallier.

Par Nathalie Côté

Le service sans rendez-vous du centre médical Saint-Vallier sera assuré jusqu’au 31 mai 2015.  Ce n’est pas assez! Il faut un engagement du gouvernement  pour qu’il soit maintenu à long terme!

Après le rassemblement du 17 janvier dernier, et la pétition de l’automne ayant récolté 3000 signatures demandant de conserver ce service de santé essentiel pour notre quartier, que faire maintenant?

5 février : Assister au conseil d’administration du Centre de santé et des services sociaux de la Vieille-Capitale pour les sensibiliser à l’importance de services de santé dans notre quartier. Une période de questions est allouée aux citoyens. Rendez-vous à 18h30, au 1, rue Sacré-Cœur.

19 février : Assister au conseil d’administration de l’Agence de santé et des services sociaux de la Vieille Capitale, à 19h, au 555, boulevard Hamel. Une période de questions aussi est allouée aux citoyens.  Allons leur dire ce que nous voulons!

3 mars : Participer à une assemblée publique d’information pour sauver le sans rendez-vous de la clinique Saint-Vallier et défendre des soins de santé universels et gratuits. À 19 h, à la salle Kirouac, au 709, rue Kirouac (coin Maire-de-l’Incarnation).

Pour plus d’informations: Continuer la lecture

La lutte pour sauver le «sans rendez-vous» de la clinique Saint-Vallier continue

Par Nathalie Côté

La pétition pour sauver le sans rendez-vous de la clinique Saint-Vallier, signée par près de 3 000 personnes, a été déposée le 25 novembre dernier, à l’Assemblée nationale, par la députée de Taschereau, Agnès Maltais. La pétition demande au ministre de la santé, Gaétan Barrette, de conserver l’actuelle clinique sans rendez-vous au 205, rue Montmagny à Québec.

La pétition a aussi été acheminée au sous-ministre de la santé, ainsi qu’à l’Agence de la santé et des services sociaux et aux médecins responsables de la clinique. Les médecins de la clinique désirent poursuivre leur mission et continuer à offrir les services sans rendez-vous, comme le fait la clinique Saint-Vallier depuis 40 ans. Continuer la lecture

Une maison de la culture dans Saint-sauveur?

Illustration: Marc Booutin

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2015 à tous nos lectrices et lecteurs et particulièrement à celles et ceux de Saint-Sauveur qui pourraient voir le cœur de leur quartier doté d’une maison de la culture en lieu et place du Centre Durocher. Comme le propose le comité des citoyens-nes, y logeraient aussi un CPE et d’autres espaces communautaires. Le projet de logements sociaux serait construit de l’autre côté de la rue. À suivre…

Le quartier de Roger Lemelin n’a toujours pas de bibliothèque

Par Marc Boutin

Dans une lettre datée du 26 janvier 2015 et adressée au Comité des citoyens et citoyennes de Saint-Sauveur (CCCQSS), madame Chantal Gilbert, conseillère de Saint-Roch-Saint-Sauveur, a déclaré que le quartier Saint-Sauveur n’avait pas besoin d’une bibliothèque sur son territoire. Selon elle, la bibliothèque Gabrielle-Roy, située à moins d’un kilomètre du Centre Durocher, dessert déjà de façon satisfaisante le quartier Saint-Sauveur.

Le CCCQSS a réagi à ces propos dans une lettre envoyée à madame Gilbert le 13 février dernier et lors d’une conférence de presse tenue dans ses locaux le 16 février. Selon le Comité des citoyens, madame Gilbert fait fi des besoins spécifiques du quartier Saint-Sauveur et des conditions sociales et économiques de ses résidants. La conseillère aurait dû tenir compte du fait que les trois écoles primaires du quartier sont situées à plus d’un kilomètre de la bibliothèque Gabrielle-Roy et que la plus fréquentée de ces écoles (avec 300 élèves), l’école Saint-Malo, est située à plus de deux kilomètres de la bibliothèque centrale.

D’autre part, le CCCQSS souligne qu’une part importante des résidants de Saint-Sauveur vit des problèmes de pauvreté, d’analphabétisme et de chômage et que la Ville, plutôt que de démolir un lieu historique comme le Centre Durocher, devrait tenir compte de la vulnérabilité de la population et avoir comme priorité d’y développer une offre culturelle de proximité qui actuellement fait défaut au quartier. Le comité veut que la Ville accueille favorablement à cet endroit le projet de Maison de la culture de Saint-Sauveur qui comprend une succursale de la bibliothèque municipale.

Selon le comité des citoyens, il s’agit d’une question de justice et d’équité envers la population de Saint-Sauveur, en particulier les jeunes et les aînés. Les quartiers du Vieux-Québec et de Saint-Jean-Baptiste ont des bibliothèques situées à 600 mètres de distance l’une de l’autre et celle de Saint-Jean-Baptiste est situé à moins d’un kilomètre de Gabrielle-Roy. Pourtant, la population de ces deux quartiers réunis est inférieure à celle de Saint-Sauveur (16 000 habitants) et ils n’ont qu’une seule école primaire publique sur l’ensemble de leur territoire.

Vivre par Malcolm Reid

SIGNATURE MALCOLM

ELLE PARLAIT de son groupe musical, basé à Limoilou. « Nous faisons du countryfolk, » disait-elle.

Moi : « Country-folk ? C’est une étiquette qui s’applique à la musique populaire québécoise ? Je sais que vous vous produisez en français, c’est pour ça que je demande. »

«Oui, ça s’applique, je pense. On chante en français, mais notre style musical c’est country-folk.»

J’avais mon idée, mais je ne l’ai pas sortie tout de suite. La semaine suivante, cependant, l’occasion s’est présentée. Cette fois, j’ai argumenté. N’y aurait-il pas moyen de forger un nom-de-style original, frappant, pour ceux qui chantent en français sur ce continent ? On pourrait pas dire : « Ils font du québécois » ? Elle : « Peut-êêêêêêtre… »

LE STYLE QUÉBÉCOIS, voila une question qui est présente partout dans notre vie. On sait que ça existe, mais comment le définir ? Comment le faire fleurir ? Je suis un chien qui ronge son os, et le style québécois c’est l’os que je ronge. Essayons de l’appliquer à ce qui se passe en France. Charlie Hebdo qui se moque. L’extrémisme islamiste qui se jette du précipice.

Nos reportages québécois sur ces événements — Radio-Canada francophone surtout — étaient à part. Tout ce qui venait de France était bâti autour de l’expression « la République ». Une expression qui n’a rien de sacré ici. Et tout ce qui venait du Canada anglais et des États- Unis, même de la BBC, était purement policier. Les reporters n’ayant aucun sens de la tradition dont Charlie Hebdo était issu, pour eux, le drame culturel manquait. Il s’agissait de « a satirical newspaper ».

Ici c’était différent. Sans rien devoir à la République française, nous feuilletons Charlie Hebdo, La Décroissance, Le Canard enchaîné, de temps en temps. Ils sont dans nos kiosques. Ils ne sont pas l’industrie de magazines de la France, mais ils sont une frange. Une aile gauche.

Ce caractère de gauche n’a pas été souligné, mais c’est la clé. Le magazine massacré était la voix de vieux jeunes trublions de Mai 68. De mauvais-garçons blancs. La France était différente en 1968. Plus blanche, plus Jaurès, plus campée dans ses camps : catholique ou anticléricale, pro-flic ou anti-flic, gaulliste ou gauchiste. Cette gauche blanche, style ’68, n’exprime plus très bien les grands clivages du pays. Le film Indigènes, et le film L’esquive, les avez-vous vus ? Ils expriment ces clivages. Ils viennent d’une nouvelle intelligentsia maghrébine dans le pays. C’est pourquoi j’aurais aimé entendre les commentaires de l’acteur Jamel Debbouze, du réalisateur Abdellatif Kechiche. « Ils sont entre l’arbre et l’écorce », me dit un ami, et il dit vrai. J’aurais aimé voir plus de visages noirs et bruns dans les foules en mouvance.

Le mauvais-garçon-blanc Numéro 1, pour moi, c’était Cabu. Cabu de la ligne rapide et belle. Cabu du «Beauf », délicieux personnage de l’auto-félicitation républicaine. Je pleure pour Cabu. Je l’imagine recevant les balles qu’il a reçues. Et je sais que lui et ses copains n’étaient pas les seuls à mourir brutalement cette semaine-là. Il y en avait sur tous les continents.

DESSIN MALCOLM

LES ÉTATS-UNIS SE ROUVRENT à Cuba! Ils reconnaissent la révolution cubaine, enfin. Après cinquante ans de tête dans le sable ! Ce jour-là, à la mi-décembre, nous nous faisions installer une fournaise électrique dans le sous-sol de notre maison. Nous disions bye-bye au pétrole sale du nord de l’Alberta. Nous étions tout fiers. Et soudain, Obama est apparu à l’écran de notre télévision. Il disait : « Ce blocus a ses origines dans des événements d’avant que nous soyons au monde, la plupart d’entre nous.»«Viens écouter ça, Malcolm ! », a crié Réjeanne.

Donc …

Je brûle de voir Barak et Raúl (et Fidel aussi) fumer un cigare, à La Havane. Et boire un verre de rhum.