La lutte pour sauver le «sans rendez-vous» de la clinique Saint-Vallier continue

Par Nathalie Côté

La pétition pour sauver le sans rendez-vous de la clinique Saint-Vallier, signée par près de 3 000 personnes, a été déposée le 25 novembre dernier, à l’Assemblée nationale, par la députée de Taschereau, Agnès Maltais. La pétition demande au ministre de la santé, Gaétan Barrette, de conserver l’actuelle clinique sans rendez-vous au 205, rue Montmagny à Québec.

La pétition a aussi été acheminée au sous-ministre de la santé, ainsi qu’à l’Agence de la santé et des services sociaux et aux médecins responsables de la clinique. Les médecins de la clinique désirent poursuivre leur mission et continuer à offrir les services sans rendez-vous, comme le fait la clinique Saint-Vallier depuis 40 ans. Continuer la lecture

Une maison de la culture dans Saint-sauveur?

Illustration: Marc Booutin

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2015 à tous nos lectrices et lecteurs et particulièrement à celles et ceux de Saint-Sauveur qui pourraient voir le cœur de leur quartier doté d’une maison de la culture en lieu et place du Centre Durocher. Comme le propose le comité des citoyens-nes, y logeraient aussi un CPE et d’autres espaces communautaires. Le projet de logements sociaux serait construit de l’autre côté de la rue. À suivre…

l’austérité n’est pas un projet de société

Par Nathalie Côté

La mobilisation contre les politiques économiques du gouvernement Couillard ne fait que commencer que, déjà, le premier ministre se défend de parler d’austérité. Il dira plutôt, comme lui ont probablement conseillé ses conseillers en communication, de nous répéter que c’est de la rigueur budgétaire, et il dira même « il n’y a pas d’austérité : c’est une vue de l’esprit. »

Cela n’est pas étonnant. Aucun gouvernement ne proposera à ses citoyens un régime d’austérité. Le mot est par trop négatif. Ce sont surtout ceux et celles qui contestent ces régimes minceurs qui utilisent l’expression. Continuer la lecture

Biblioterre. Vers une anti-spéculation immobilière

john Emmeus Davis Manuel d'antispéculation immobilière. Une introduction aux fiducies foncières communautaires Les Éditions Écosociété Année : 2014 216 pages

John Emmeus Davis
Manuel d’antispéculation
immobilière. Une introduction
aux fiducies foncières
communautaires
Les Éditions Écosociété
Année : 2014
216 pages

 

Par Les AmiEs de la Terre de Québec

Dans un contexte où la spéculation immobilière triomphe, où le droit au logement est sans cesse bafoué et l’accès à la terre de plus en plus difficile, la solution pourrait-elle nous venir des États-Unis sous la forme de ce qu’on appelle là-bas et en Europe les Community Land Trusts ?

Puisant leurs racines dans la tradition autochtone et la pratique ancestrale des terres communales (commons) de la Nouvelle-Angleterre, les fiducies foncières communautaires (FFC) visent à développer un mode de propriété qui protège la terre au bénéfice de ceux et de celles qui y vivent et qui l’exploitent, et non pas de ceux et de celles qui l’acquièrent dans le seul but de s’enrichir. Les textes regroupés dans le Manuel d’antispéculation immobilière définissent le modèle des FFC et fournissent des outils pour mettre en branle ce type d’initiatives qui allient propriété collective de la terre et propriété individuelle du patrimoine bâti, tout en favorisant la mise en commun des gains résultant de l’effort collectif. L’ouvrage est bonifié par un aperçu de ce qui se fait à l’heure actuelle en Belgique et en France.

En mettant l’accent sur la conservation de la nature, le respect de la terre et le développement communautaire, en proposant des prix abordables pour se loger et en protégeant la propriété contre la spéculation immobilière pour les générations à venir, le modèle des FFC est appelé à jouer un rôle grandissant dans les prochaines décennies. Le Manuel d’anti-spéculation immobilière risque de s’imposer rapidement comme un ouvrage de référence, et les FFC de constituer un antidote à la logique spéculative qui gangrène les marchés immobiliers et fonciers traditionnels.

Petite histoire de la clinique Saint-Vallier

Le 750, rue Saint-Vallier Ouest.

Le 750, rue Saint-Vallier Ouest.

Le 205, rue Montmangny.

Le 205, rue Montmangny.

Par Nathalie Côté

La clinique Saint-Vallier située actuellement sur la rue Montmagny, a longtemps été située au 750, rue Saint-Vallier Ouest, rue qui lui a donné son nom.

En 1942, logeait dans cette maison de la rue Saint-Vallier, une maternité nommée clinique Saint-Joseph. Elle deviendra ensuite l’Hôpital Saint-Joseph qui sera fermé lors de l’ouverture de l’hôpital Christ-Roy en 1962, sur le boulevard Hamel.

Le Centre Médical Saint-Vallier, créé en 1965 par un groupe de médecins, sera situé sur Saint-Vallier ouest jusqu’en 2004. En plus des bureaux de médecins, il hébergeait aussi une pharmacie et un bureau de dentiste.

En 2004, le dentiste Pierre Martin deviendra propriétaire du bâtiment.

Le Centre médical Saint-Vallier déménage alors au 205, Montmagny, à quelques coins de rue de son lieu d’origine. La clinique médicale Saint-Vallier est au coeur des quartiers Saint-Sauveur et Saint-Malo depuis 1965. Elle offre le service de sans rendez-vous, depuis 1974 et fait partie de la culture du quartier.