Pollution au nickel. Les hauts et les bas d’une lutte essentielle

Vue du port dont les autorités prévoient doubler la surface. Photo: Pierre Mouterde

Vue du port dont les autorités prévoient doubler la surface.
Photo: Pierre Mouterde

Par Pierre Mouterde

En ces temps de néolibéralisme débridé, s’il y a bien une leçon que l’on peut tirer de l’actualité, c’est que les luttes que l’on mène doivent être conçues comme des luttes sur le long terme, comme des luttes de longue haleine, exigeant tout à la fois détermination et persévérance. Ainsi en va-t-il du combat mené par Véronique Lalande et son compagnon Louis Duchesne pour en finir avec le cocktail de poussières toxiques se répandant — depuis le port — sur de larges secteurs de la ville de Québec. Continuer la lecture

Acceptabilité sociale: pu capable!

Opposition citoyenne au pipeline.

Opposition citoyenne au pipeline.

Par Lynda Forgues

On n’est plus capable d’entendre l’expression « acceptabilité sociale ». Il y a quelques années, les compagnies l’utilisaient pour faire la promotion des gaz de schiste. Petrolia et les partis politiques l’ont susurré pour Anticosti.Trans Canada et Enbridge en abusent pour défendre leurs projets polluants. Ce n’est pas qu’en environnement mais aussi en développement urbain que ce concept fait des ravages.

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Encore des consultations bidon dans Saint-Roch?

 

Histoire à peine romancée du PPU dans Saint-Roch. Illustration: Mabou

Histoire à peine romancée du PPU dans Saint-Roch. Illustration: Mabou

Par Marc Boutin

Citoyennes et citoyens de Saint- Roch, un autre projet particulier d’urbanisme (PPU) va bientôt vous tomber dessus. À la fin, c’est le quartier au complet que la Ville aura soustrait aux règles de la démocratie participative en matière d’urbanisme. Finie la possibilité pour les citoyens de signer un registre pour tenir un référendum, comme ça se fait (encore) en Haute-ville quand un gourmand promoteur veut outrepasser les limites du zonage. Continuer la lecture

Agnès Maltais dépose la pétition pour sauver la clinique St-Vallier

 

 

petition  Par Nathalie Côté

La pétition pour sauver le sans rendez-vous de la clinique  Saint-Vallier, signée par près de 3000 personnes, a été  déposée mardi dernier, le 25 novembre, à l’Assemblée nationale par la députée de Taschereau, Agnès Maltais. La pétition demande de conserver l’actuelle clinique sans rendez-vous au 205, rue Montmagny à Québec.

Outre la députée, le sous-ministre de la santé, l’Agence de la santé et des services sociaux et les médecins responsables de la clinique ont aussi reçu la pétition. Les médecins de la clinique  veulent poursuivre leur mission et continuer à offrir les services sans rendez-vous aux résidants du quartier, comme le fait à la clinique Saint-Vallier depuis 30 ans.

Le service sera maintenu quelques mois

Les signataires de la pétition ne l’ont pas signée en vain. Madame Suzanne Péloquin, directrice adjointe à la Direction générale du Centre de santé et des services sociaux (CSSS), approuve : «la population a démontré qu’elle avait besoin de médecins dans le quartier.»

Le CSSS assure que les services seront maintenus à court terme : «Les services sans rendez-vous qui sont donnés dans l’édifice sont maintenus à partir du 1er décembre. Il n’y aura pas d’interruption de services. Les médecins qui travaillaient déjà au sans rendez-vous vont poursuivre leur travail. »

Madame Suzanne Péloquin continue : «En parallèle à cela, l’Agence de Santé et des services sociaux de la Capitale nationale et le CSSS, travaillent à identifier, avec des promoteurs, des projets permettant d’offrir des services médicaux dans la Basse-ville».

Le lieu, un enjeu crucial

Où serait situé ce service de santé essentiel pour les résidants du quartier Saint-Sauveur? Le CSSS ne le sait pas encore. C’est pourtant une question importante pour les résidants du quartier. L’emplacement de la clinique sans rendez-vous sera-il déterminé par des propriétaires d’immeuble qui ont des locaux à louer? Ou par les besoins des citoyens? On peut se poser la question.

La pertinence du service sans rendez-vous de la clinique St-Vallier a été maintes fois reconnu par les intervenants du milieu et joue un rôle essentiel pour la population, notamment pour les femmes, les personnes âgées et la population a faible revenu. Ce lieu est accessible pour les 16,000 résidants de Saint-Sauveur.

Et pourtant,  il semble que les citoyennes et les citoyens du quartier devront poursuivre la défense du sans rendez-vous de la clinique et continuer la mobilisation pour revendiquer le maintien de ce service de santé de proximité.

 

Pour plus d’information:

Une pétition pour sauver la clinique, Journal de Québec

2800 personnes s’opposent à la fermeture de la clinique Saint-Vallier Le soleil

La pétition pour sauvegarder la clinique médicale Saint-Vallier est déposée, Québec express

 

 

 

Lettre aux lecteurs. Visité le port de Québec mais pas convaincu

Le jeudi 16 octobre, à l’invitation de Raymond Côté, député du NPD et Véronique Lalande, citoyenne engagée de Limoilou, nous avons assisté, avec une centaine de personnes, à une soirée d’information sur le problème de la pollution atmosphérique dans la Basse Ville de Québec. Continuer la lecture

Biblioterre. Les hippies de la forêt et nous

Deni Béchard Des bonobos et des Hommes, Voyage au coeur du Congo Les Éditions Écosociété Année : 2014 448 pages

Deni Béchard
Des bonobos et des
Hommes, Voyage
au coeur du Congo
Les Éditions Écosociété
Année : 2014
448 pages

 

Par Les AmiEs de la Terre de Québec

Des bonobos et des Hommes raconte le combat de Congolais et d’Étatsuniens contre la destruction de la forêt équatoriale du Congo, deuxième poumon de la planète, et contre l’extinction des bonobos dans cet immense pays au cœur de l’Afrique dévasté par des guerres postcoloniales.

Avec un authentique talent de conteur, Deni Béchard relate le travail d’une ONG conservationniste auprès de cette communauté de grands singes pour livrer une profonde réflexion sur la condition humaine, la guerre et les défis écologiques à venir. Surnommés les « hippies de la forêt », les bonobos partagent près de 99% de leur ADN avec les êtres humains et désamorcent les conflits sociaux par le biais de la sexualité.

Cette chronique vivante et poétique de l’Afrique des Grands Lacs, qui navigue habilement entre l’essai philosophique et le récit de voyage, suit le travail patient et précieux des différents protagonistes de cette organisation, qui défendent une conservation en lien avec les communautés locales, respectant leurs modes de vie et leurs besoins, loin de la logique des modèles occidentaux. Béchard raconte leurs histoires, leurs passions et leurs questionnements avec comme toile de fond l’histoire du pays, la philosophie des Congolais vis-à-vis de la nature et leurs relations avec les Occidentaux, souvent entachées de méfiance…

Dans un savoureux mélange des genres, Béchard passe d’une leçon sur les changements climatiques et sur l’évolution des espèces à la traversée hasardeuse de ponts en pleine brousse et à ses rencontres avec des bonobos indolents ou provocateurs. Et à travers cette histoire toute particulière des bonobos, il offre une histoire universelle sur notre humanité.