
« Calquant leurs politiques sur celles des pires États pollueurs, nos gouvernements travaillent désormais contre nos intérêts, » dénoncent les membres de la Coalition pour la justice sociale et climatique. En effet, pendant la dernière année, on a vu le gouvernement du Québec reculer sur ses cibles de diminution des gaz à effet de serre (GES), le gouvernement fédéral a parlé à nouveau de pipelines pour augmenter les exportations de pétrole des sables bitumineux et travaillé en coulisse pour l’exportation de gaz naturel liquéfié via la Côte-Nord. Sans compter la nouvelle première ministre du Québec Christine Fréchette qui veut ressusciter l’idée d’exploiter les gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, même si la fracturation hydraulique est désormais interdite au Québec.
L’environnement ne semble plus du tout occuper les esprits des dirigeants sous l’impulsion du culte des énergies fossiles donnée par les États-Unis. On se demande d’ailleurs, si cela les a déjà vraiment préoccupés, tant ils semblent tous sauter sur l’occasion pour reculer sur leurs engagements environnementaux. Pour en rajouter, le gouvernement libéral de Mark Carney annonce des investissements dans l’armée autant que dans le pétrole. Comme si les deux étaient deux facettes d’une même pièce. Cela n’a jamais été aussi manifeste. Les guerres des États-Unis contre l’Iran et le Vénézuéla nous le rappellent.
Pour la Coalition pour la justice sociale et climatique « cette année le Jour de la Terre revêt une importance capitale ; les guerres qui se multiplient et la course folle à l’armement qui se déchaîne font peser de nouvelles menaces terribles sur la vie de millions de personnes, sur toute notre planète et sur nos conditions de vie. » La coalition rappelle que « l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle mondiale, première à dépasser le seuil de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. La tendance ne s’est pas inversée en 2025 : records de chaleur prolongés, feux de forêt hâtifs, épisodes de pluies extrêmes et pressions accrues sur les réseaux de santé et sur l’agriculture ». Pour empêcher les pires conséquences du réchauffement climatique et bâtir ensemble une société plus juste. la coalition réaffirme « l’urgence de sortir des énergies fossiles, de protéger les milieux naturels, de faire payer les riches pollueurs afin de financer une transition juste et de renforcer nos services publics »