Face à la crise écologique

Par Marc Fiset et Serge Roy
Publié le 7 décembre 2017
Manifestation contre les forages devant le Centre des congrès, où se tenait le congrès du parti Libéral, le 24 novembre. Photo Réal Michaud

Le Québec vivote au cœur d’une époque de grisaille politique invraisemblable, pire que la Grande Noirceur des années 50, qui n’a de comparable que les mégatonnes de GES pompés dans l’atmosphère, sans aucun souci des conséquences.

Nous sommes au seuil de bouleversements climatiques irréversibles qui déjà contribuent à l’extinction massive de la vie sur terre. Une crise biologique majeure ! D’ici à 2050, de 25 à 50 % des espèces vivantes auront disparu. Nous sommes affligés par la collusion entre les élites politiques qui nous gouvernent et les milieux d’affaires. Il faut le dire clairement : notre gouvernement, celui du PLQ, est un gouvernement écocide ! Par la loi sur les hydrocarbures, il entend légaliser, rendre légal, la destruction de l’environnement :

— à l’encontre du traité de Paris;

— à l’encontre de ses propres objectifs de réduction de gaz à effet de serre;

— à l’encontre des 15 000 scientifiques qui, la semaine dernière encore, exigeaient qu’on laisse le pétrole sous terre;

— et surtout à l’encontre de la population du Québec qui partout sur le territoire dit NON aux forages. Paroles de Crazy Horse : « On ne vend pas la terre sur laquelle le peuple marche. »

Aussi, nous adhérons à la déclaration de solidarité anticoloniale du Camp de la Rivière, qui déclare que la cohérence du mouvement environnemental contre les hydrocarbures doit être fondée sur une solidarité avec tous ceux et celles qui luttent contre la dépossession néocoloniale. Cette solidarité comprend la reconnaissance de la souveraineté autochtone et l’accueil des personnes migrantes.

Il faut dire non au PLQ. NON !

Non ! à l’exploitation du pétrole et du gaz au Québec !

Non ! à l’enrichissement des pétrolières qui font passer leur profit personnel avant la santé de l’environnement et de la population.

Il faut s’opposer, partout où cela est possible, à ces activités qui polluent l’eau et la vie. Toutes les actions prises dans une perspective de résistance non violente pour bloquer ces fossoyeurs d’avenir sont légitimes.

Nous savons bien que la plupart d’entre vous n’iront pas s’enchaîner à un bulldozer. Il n’y a pas de grands ou de petits gestes pour soutenir la cause. Tous les gestes comptent. Signez les pétitions, écrivez à votre député, assurez-vous que votre famille et vos amis en fassent tout autant. Exigeons du gouvernement le retrait immédiat de la loi sur les hydrocarbures et l’interdiction des forages qui menacent la santé des écosystèmes et des hommes.

Exigeons du gouvernement qu’il cesse d’investir l’argent public dans des projets qui menacent notre avenir et celui de nos enfants : le gaz n’est pas la voie de la transition énergétique, disons-le, répétons-le. Exigeons du gouvernement la mise en œuvre d’une transition énergétique juste et équitable pour tous.

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