Sécurité des piétons et des cyclistes: Les citoyens inspirent Démocratie Québec

Publié le 20 septembre 2016
Anne Guérette, Paul Shoiry et Paul Bussières sur la rue Saint-Vallier. photo nathalie côté
Anne Guérette, Paul Shoiry et Paul Bussières sur la rue Saint-Vallier.                                                               PHOTO –  Nathalie Côté

Par Nathalie Côté

Le 7 septembre dernier, Démocratie Québec faisait un point de presse sur la sécurité des piétons et des cyclistes et donnait rendez-vous aux médias en face du Centre Durocher, sur la rue Saint-Vallier Ouest. « On n’a pas choisi le quartier Saint- Sauveur pour rien , soulignait Paul Shoiry, la rue Saint-Vallier est une des artères du centre-ville dont la circulation a grand besoin d’être apaisée », a-t-il poursuivi. Ce n’est pas par hasard non plus si les trois conseillers municipaux ont fait leur point de presse devant le Centre Durocher : « Ce n’est pas par hasard, en effet. On supporte les citoyens dans leur lutte pour conserver ce centre patrimonial », a affirmé le chef de l’opposition.

Apaiser la circulation

Afin de développer leur point de vue sur les problèmes de circulation, Démocratie Québec s’est inspiré en partie du travail fait par le Comité des citoyennes et des citoyens du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) dans leur Plan de mobilité durable lancé au printemps dernier. Ils en reprennent plusieurs idées proposées. Certes, cette prise de position arrive alors que les élections approchent et que la course à la chefferie bat son plein au parti Démocratie Québec, mais on ne peut que se réjouir qu’enfin des élus municipaux de Québec défendent une ville digne du XXIe siècle.

« Ça fait longtemps que la sécurité routière nous préoccupe, précise Paul Shoiry, les citoyens déposent beaucoup de plaintes à la Ville. Non seulement, la situation nous préoccupe, mais il faut agir. » Il rappelle que, selon les chiffres de la SAAQ, « le bilan de la Ville de Québec ne s’est pas amélioré. Il y a autant de victimes cyclistes et de piétons en 2015 qu’en 2010. Mais au-delà des chiffres, souligne-t-il, il y a le sentiment de sécurité. Les gens doivent se sentir en sécurité sur leurs rues, dans leur quartier. Actuellement, ce n’est pas le cas. »

L’opposition critique la méthode de Labeaume

« L’implantation de radars est la méthode que préconise l’équipe Labeaume, rappelle Paul Shoiry. On n’est pas contre, souligne-t-il, mais nous, on préconise des mesures beaucoup plus importantes ».

Pour diminuer la vitesse des voitures, l’opposition propose d’élargir les trottoirs aux intersections, d’améliorer la signalisation et de sécuriser les rues près des écoles, des centres pour personnes âgées, et sur les rues problématiques que sont Marie-de-l’Incarnation et Saint-Vallier, ou encore, la 1ère rue à Limoilou ou le boulevard Laurier à Sainte-Foy. L’opposition donne aussi l’exemple de travaux à mettre en œuvre pour réparer les trottoirs détériorés et peu invitants à la marche, près d’une école dans le quartier Saint-Sacrement. Des trottoirs bancals, il y en a des centaines dans les quartiers populaires.

Afin d’apaiser la circulation, Démocratie- Québec propose aussi de diminuer la limite de vitesse sur certaines rues ciblées, ou d’installer des dos d’âne allongés. Mais selon Paul Shoiry : « diminuer la limite de vitesse, ce n’est pas suffisant, il faut aussi faire de l’éducation, de la sensibilisation auprès des automobilistes. »

15 millions pour encore plus d’asphalte ?

Anne Guérette en a profité pour dénoncer le fait que l’administration Labeaume a débloqué 15 millions d’argent public (de l’argent provenant des taxes payées par les citoyens) pour réparer les rues de Québec au printemps dernier. « Le problème c’est que l’administration n’en profite pas pour rendre les rues plus sécuritaires, pour élargir les trottoirs », critique-t-elle. « Toutes nouvelles occasions de réparer une rue devraient être prises pour améliorer la sécurité pour les piétons et les cyclistes », a rappelé Anne Guérette. C’est aussi ce que demandent les comités citoyens.

Actuellement, c’est le plus souvent du pareil au même. Il en est ainsi de la rue Marie-de-l’Incarnation, où on vient d’ajouter une couche d’asphalte. Tout a été fait pour favoriser les déplacements en voiture. Et elles continuent d’y rouler à toute vitesse.

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