Biblioterre: Un printemps rouge et noir

Publié le 11 mars 2014
Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri Un printemps rouge et noir Regards croisés sur la grève étudiante de 2012 Éditions Écosociété Année : 2014 376 pages
Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri
Un printemps rouge et noir
Regards croisés sur la grève
étudiante de 2012
Éditions Écosociété
Année : 2014
376 pagesPar Les AmiEs de la Terre de Québec

Par Les AmiEs de la Terre

Au printemps 2012, le Québec a été bouleversé par un conflit social d’une ampleur inédite. Deux ans plus tard, alors que la marche du monde semble avoir repris son cours comme si rien ne s’était passé, comment penser les évènements exceptionnels du « Printemps érable » ? Quelle est leur portée pour la société québécoise ? Leur signification sur le plan politique ?

Cet ouvrage collectif, dans lequel chaque texte est le fruit d’une collaboration entre des étudiant-e-s et des enseignant-e-s, analyse de façon rigoureuse divers aspects de ce conflit social.

Les textes, écrits à plusieurs mains, abordent de nombreuses questions : quelles sont les origines du syndicalisme étudiant au Québec ? Quelles étaient les formes et les séquences de la mobilisation, autant dans la rue que dans le cyberespace ? Quels étaient les modes de fonctionnement et les dysfonctionnements de la démocratie étudiante, y compris en termes de rapports sociaux de genre ? Quelles ont été les réactions des partis politiques ? Comment expliquer l’élargissement du conflit, entre autres sous forme de manifestations de casseroles et d’Assemblées populaires autonomes de quartier (APAQ) ? Quels étaient les ressorts des expressions artistiques et littéraires de la contestation ? La répression policière a-telle été efficace et le mouvement comptait-il des tendances favorisant l’« auto-répression » ? Enfin, comment saisir la « judiciarisation du conflit » et la « criminalisation de la dissidence » ?

Cet ouvrage offre de multiples clefs pour comprendre la dynamique du « Printemps érable ». Sans prétendre pouvoir parler de victoire ou d’échec, il souligne l’incroyable éveil politique qu’aura représenté ce conflit social pour toute une génération d’étudiant-es et ses conséquences profondes, ne serait-ce qu’en raison des accusations auxquelles des milliers de personnes doivent maintenant répondre devant les tribunaux.

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