S’accrocher à la vie : une belle leçon d’espoir de Bruno St-Pierre

Publié le 21 juin 2013

par  Gilles Simard

Photo du jeune homme sur un banc de parc fleuri. Casquette à l'ancienne; blouson de cuir brun. Il regarde la caméra.Natif de Rimouski, Bruno St-Pierre, 31 ans, connaîtra pendant de longues années les affres d’une santé cardiaque défaillante et les douloureux désagréments d’un corset métallique dû à une colonne vertébrale déviante.  Comme si cela ne suffisait pas, il devra aussi composer pendant toute l’adolescence avec l’enfer de l’intimidation et de l’homophobie sous toutes ses formes. Néanmoins, le jeune homme s’accrochera et réussira même à susciter l’admiration de ses détracteurs en les affrontant de façon positive et en réalisant aussi la plupart de ses rêves.

Voilà ce qu’il nous raconte dans son livre S’accrocher à la vie… Petit guide du bonheur au quotidien, un ouvrage rempli de lumière et d’espoir qu’il lançait, il y a peu, au Tam-Tam Café du centre-ville de Québec.

« C’est certain, commence Bruno, que je ne l’ai pas eu aussi facile que les autres.  Avec ma déformation physique, avec mes problèmes cardiaques, j’ai dû apprendre à me forger beaucoup de résilience.  Puis, avec toute l’intimidation qui a suivi, au secondaire, j’ai dû apprendre à combattre jour après jour… Mais, je m’accrochais à cet espoir qu’un jour les choses finiraient par aller mieux, que j’aurais une vie normale ! »

Un jour, à l’école, Bruno apprend le suicide de David, un compagnon de classe homosexuel qui subissait lui aussi de l’intimidation.  « Ça a été le choc total, lance le jeune homme. À partir de ce moment-là, j’ai compris que je ne devais plus subir… Que je devais passer à l’action. Et c’est ce que j’ai fait. »

Ainsi, en l’espace de très peu de temps, Bruno s’implique directement dans le Regroupement des Gais de Rimouski, en plus de travailler pour un mouvement régional de prévention contre le sida. Autant de causes qui l’amènent à revoir, en conférence scolaire, les jeunes qui l’avaient tant blessé quelque temps auparavant.  « Évidemment, avoue-t-il, je n’ai pas eu le choix d’affronter mes peurs… Et j’en suis sorti gagnant, beaucoup plus fort qu’avant. »

Parallèlement à son travail de sensibilisation, Bruno commence à étudier à l’université où il décroche un diplôme, puis, ce sera l’aventure sur la Côte Nord et, par la suite, l’arrivée dans la région de Québec.

Aujourd’hui, le natif du Bas du Fleuve travaille au Pavois de Québec, où il s’occupe des loisirs en plus de donner des ateliers sur le rétablissement, la pensée positive, l’amour de soi. Le jeune homme, qui habite maintenant Beauport et vit en couple depuis quelque temps, se dit pleinement heureux.  « Je fais vraiment un beau travail, assure-t-il, et je réalise aussi plein de rêves. Là, mon projet immédiat, c’est d’assumer mon livre et de continuer à donner mes ateliers à l’extérieur.  Bien sûr, je commence déjà à penser à donner une suite à mon Guide, mais il faut aussi que je reste dans le présent. Je suis un passionné, confie-t-il avec un large sourire, faut bien que je m’arrête des fois. »

Ici, Droit de Parole ne peut que s’associer aux admirateurs de Bruno St-Pierre pour lui souhaiter la meilleure continuité possible !

On peut se procurer le livre de Bruno St-Pierre (15 $) en appelant au Pavois (418-627-9779) ou en contactant directement l’auteur à brunostpierre(arobas)hotmail.com

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