Quand Benoît Côté s’en va t’en guerre!

Publié le 21 juin 2013

Photo de M. Côté sur son vélo, souriant, lunettes de soleil. À côté de lui un ancien vélo de type roue géante. Des voitures visibles derrière plus loin.

– Gilles Simard

Un amour immodéré du vélo depuis qu’il a sept ans, un constant besoin de défi, une détermination à toute épreuve, un brin de machisme et un bon grain de folie, voilà quelques-uns des éléments qui font que Benoît Côté, 54 ans et directeur du groupe PECH (Programme d’encadrement clinique et d’hébergement), ira bientôt se taper (en cinq jours ou moins) les 1 400 km de la randonné cycliste internationale Londres-Édimbourg-Londres, et ce au profit du Fonds de dépannage de cet organisme oeuvrant en santé mentale.

« C’est certain que je vis des peurs, confie Benoît en début d’entrevue.  Imagine : rouler presque 300 km par jour, dormir seulement une ou deux heures par nuit, dévaler à toute vitesse et en pleine noirceur les longues pentes d’Écosse, c’est certain que l’idée nous vient qu’on peut se planter le long d’un ravin, se faire larguer par le peloton, ne pas finir le trajet, finalement, toutes sortes de foutues peurs du genre !  Évidemment, ajoute-t-il, c’est sûr que pour arriver jusqu’au bout, ça prend une bonne dose de courage, des bons gènes et aussi, beaucoup, beaucoup de détermination. Mais je me dis que ces qualités-là, c’est pas grand-chose à côté du courage que ça prend pour se lever chaque matin lorsque tu vis avec un problème de santé mentale… Surtout quand t’as même pas les moyens de t’acheter un billet d’autobus, ou bien un peu de nourriture au dépanneur du coin. »

Ici, il faut rappeler que l’organisme Pech accompagne près de deux mille personnes vivant avec une problématique de santé mentale, et que l’objectif de la levée de Fonds, justement, est d’amasser des sous (50 000 $) pour combler les besoins d’une partie de la clientèle en matière d’achat de nourriture, de vêtements, de médicaments, d’électro-ménagers usagés, etc.

« Cela dit, poursuit l’homme qui a couru le Paris-Brest-Paris (1 200 km) il y a deux ans, même si je ne suis pas actuellement au sommet de ma forme, contrairement à la plupart des coureurs de la randonnée qui sont déjà top shape, je suis quand même confiant de réussir. En fait, je vois ça comme un gros défi, et je me répète que je suis un peu fou de faire ça pendant mes vacances, mais, bon ! La cause est tellement bonne ! Et puis, n’ayez crainte, rigole Benoît, je vais tout de même m’organiser pour avoir du plaisir à rouler en fou pendant les cinq jours du trajet. »

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Notes :

– Ce 2ème Londres-Édimbourg-Londres qui se veut une course internationale d’endurance, aura lieu du 28 juillet au 2 août, et réunira quelque mille coureurs-euses de 33 nationalités différentes.

– On peut encourager Benoît et son coéquipier René Deschênes, en achetant auprès des vendeurs autorisés un des 1 400 km au coût suggéré de 20 $ du kilomètre. On peut aussi faire parvenir un chèque à Pech/Fonds de dépannage, au 210 boul. Charest Est, suite 100, Québec, G1K 3H1.

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