Avis de recherche

Publié le 13 octobre 2012

Par Marc Boutin

Elle est rose, sise coin Scott et Saint-Gabriel devant un parc pour enfants. Le balcon arrière donne sur une cour pleine de verdure. Une situation de rêve pour une vie de famille au centre-ville, en plein cœur du secteur des coopératives d’habitation du Faubourg Saint-Jean. À deux minutes de marche : garderie, école primaire, boulangeries, restos trippants, comité de citoyens, boutiques de toutes sortes, Centre-Famille.

Mais tout n’est pas rose pour autant. Un «retappage » général de la maison est à l’ordre du jour. La dernière restauration remonte à l’époque d’Adélard Godbout (premier ministre du Québec dans les années 1930). Depuis le départ de leur fille, les 2 étages du logement de Malcolm et Réjeanne sont devenus trop grands. Mais ces deux étages, auxquels s’ajoute un grenier, sont loin d’être vides. Oh que non! Depuis l’époque du CCF de Tommy Douglas (le père de l’assurance-maladie au Canada), Malcolm, écrivain et illustrateur, a trimé dur pour rassembler la plus vaste collection, dans tout l’univers par nous connu, de livres, documents, disques, revues, journaux, dessins, mobiles, bibelots, affiches et objets d’art reliés, de près ou de loin, à une vision progressiste de la société et à la justice sociale dans le monde.

Selon Malcolm, l’essentiel est déjà en place pour que la maison soit illico transformée en centre de documentation et de rencontre pour le mouvement populaire sauf, peut-être, les systèmes d’alarme, d’électricité et de plomberie. Les murs de la maison rose en auraient long à dire. Ils furent maintes fois témoin, en particulier à chaque fête des Irlandais, des lectures les plus inspirées et des discussions les plus vives à propos de l’émancipation des peuples et des individus. Tout le monde – pas juste les Irlandais – était invité à la fête, sauf les grands ténors de la droite capitaliste qu’en leur absence, tous s’amusaient à conspuer vigoureusement.

Malcolm aimerait conserver la fonction résidentielle du lieu – de préférence dans un cadre coopératif – mais aussi perpétuer la tradition. «Car ce qu’il nous faut, c’est un partenaire pour un projet, nous a dit Malcolm, quelqu’un qui a le coup de foudre pour la maison.»

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité