Un REPAIRE pour les artistes et les travailleurs et travailleuses culturelles

Par R. Martel
Publié le 14 décembre 2022

« L’art doit revenir au peuple auquel il appartient. »   Robert Filliou

Issu d’une fusion entre le Conseil québécois des arts médiatiques (CQAM) et le Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ), incluant une tentative non avérée avec le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), REPAIRE vise la défense et la promotion d’activités artistiques indépendantes diversifiées principalement en recherche et en expérimentation.

De tout temps les artistes ont considéré vouloir contrôler leur production, et historiquement, on peut en illustrer les allégeances ; y loge donc un certain esprit de liberté et d’autonomie. On peut le vérifier ! Un nombre considérable de sectes de tout acabit, tant académiques que marginales ont voulu se doter d’associations avec règles, statuts et règlements et de bonne « gouvernance » plus couramment nommée aujourd’hui.

C’est d’abord par la mise en commun des ressources et des conditions reliées à la pratique; oui, cela concerne une indépendance visant la responsabilisation ; cela nécessite aussi des mécanismes de défense et de légitimation. Nous savons que la création doit s’effectuer par un certain dégagement des structures conventionnelles, mais il y a souvent des contraintes variables. On comprend que, tout comme certaines « associations », de médecins, psychologues, architectes, avocats et autres, une organisation comme REPAIRE vise d’abord à militer pour une autonomie, mais avec un désir collectif de pouvoir produire en toute liberté et artistiquement dans de bonnes conditions.

On rappelle tous les acquis qui ont été obtenus par les artistes (droits d’exposition, cachets d’auteurs, etc.) au fil du temps par les associations et les regroupements culturels. Défendre les artistes, c’est pouvoir insérer l’art dans le tout social ; toutefois ceci comporte une structure d’organisation qui peut agir à la manière d’un « syndicat » , sans toutefois tende vers un «directionnisme » spécifique, intrinsèquement parce que l’art insinue un système de liberté, de création et de renouvellement. REPAIRE vise la reconnaissance des artistes, mais sans orientation idéologique précise. On en comprend la nécessité! En réalité,

c’est le système collaboratif qui permet une certaine reconnaissance de la part des pouvoirs publics. Ce qui demeure quelque peu paradoxal puisque toute « création » reste assujettie à des normes et traditions qui peuvent devenir un obstacle. Voilà pourquoi tenter d’inscrire les conditions de l’acte créatif en positionnement est justifiable!

Au moment où certains centres d’artistes semblent oublier leur fonction critique et pédagogique, par exemple dans leurs modes de gouvernance, ce type de travail collectif vise une certaine autogestion avec des valeurs de partage. REPAIRE agit comme un regroupement pour la promotion et légitimation de l’art indépendant et bien que son siège social se trouve à Montréal – où se trouve la grande majorité des artistes – il a pour objectif de s’impliquer sur l’ensemble du territoire, tout autant à Québec que dans toutes les régions.

On peut s’informer, y adhérer ou y militer en allant sur le site REPAIRE en appelant au 514-527-5116, en écrivant à info@repaire.ca

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