Rencontre avec Michaël Potvin, candidat du Parti québécois dans Jean-Lesage

Par Francine Bordeleau
Publié le 16 septembre 2022
Michaël Potvin, candidat du PP.Q. Photo: Francine Bordeleau

À la tête de son entreprise en architecture de paysage, Michaël Potvin ambitionnait de « changer le monde un arbre à la fois ». Il s’est lancé en politique dans l’espoir d’aller plus vite.

DDP – Étant donné votre ancienne activité économique, on vous prête volontiers une fibre environnementale. Or dans Limoilou, les inquiétudes concernant la qualité de l’air sont vives, entre autres en raison des émanations de nickel. Vous partagez ces inquiétudes?

Michaël Potvin – Totalement! Je trouve d’ailleurs inacceptable que la norme de concentration de nickel permise dans l’air ait été quintuplée. Cela montre qu’avec le gouvernement actuel, la santé publique est devenue un enjeu politique, ce qui ne devrait jamais être. Le directeur national de santé publique [NDLR : Luc Boileau] a pour mission première de protéger la santé de la population, mais il est aussi sous-ministre et ça, c’est un problème!

DDP – L’histoire se répète à Rouyn-Noranda, cette fois avec les émanations d’arsenic. À quoi pourrait-on s’attendre de votre parti?

M.P. – Pour ce qui est de Limoilou, le rétablissement immédiat de la norme provinciale de 14 nanogrammes par mètre cube. Là où ça s’applique, un suivi constant des émissions de polluants serait effectué par des experts, et des données en continu pourraient être obtenues grâce à l’ajout d’un réseau de capteurs d’air. Et surtout, il est primordial que le directeur national de santé publique soit indépendant du pouvoir politique, un peu à l’instar du vérificateur général, par exemple. C’est le seul moyen de rétablir la confiance des citoyens dans la Santé publique.

DDP – Parlons un peu du secteur d’Estimauville, qui se transforme à la vitesse grand V. Après le Novo Saint-Roch, un « Nuvo Quartier » est à se construire à coups d’immeubles de condos autour du Maxi et du Village des valeurs…

M.P. – Selon moi, le quartier manque de logements de qualité à prix abordable. C’est d’abord là que sont les besoins. Il faut également réinvestir dans le logement social. Ce secteur compte beaucoup de personnes âgées, d’immigrants, de pauvreté, or l’embourgeoisement, la « gentrification » n’est pas le remède contre les inégalités sociales.

DDP – Les condos du Nuvo Quartier siéraient bien aux travailleurs technologiques de la future ZILE, la Zone d’innovation Littoral Est, qui serait implantée en plein cœur du quartier Maizerets.

M.P. – Par rapport à la ZILE, je me positionne de façon prudente, si je puis dire. Ce qui me dérange, c’est l’absence de mixité. Je valorise l’entrepreneuriat, mais il existe plusieurs formes d’entrepreneuriat : social, environnemental… La ZILE accaparerait 15 terrains publics et ferait la part belle au développement technologique. Pas de place, en revanche, pour le logement et le communautaire.

DDP – Votre leitmotiv, en quelques mots?

M.P.– On a des besoins collectifs comme jamais, en matière de santé, d’environnement, d’habitation… L’heure n’est pas aux baisses d’impôt tous azimuts, mais aux mesures ciblées qui auront un effet réel sur le pouvoir d’achat.

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