àVélo, le nouveau service de vélo partage

Alexandre Dumont
Publié le 8 mai 2021
La rue n’appartient pas qu’aux voitures!

On a vu circuler, fin mars, des photos du maire Labeaume, tout sourire, chevauchant un beau vélo noir sur lequel on pouvait lire, en vert fluorescent, l’inscription « àVélo ». De quoi s’agit-il? C’est le nouveau projet du Réseau de transport de la Capitale (RTC), qui mise sur la multiplicité des modes de déplacements afin de bonifier son offre et de rendre le transport urbain plus agréable, plus efficace, et plus durable.

Quoi?

Dès l’été 2021, dix stations seront déployées dans les quartiers centraux. Elles serviront à accueillir les cent vélos rendus accessibles pour cette première phase du nouveau service. La fabrication de ces engins, tous munis d’une assistance électrique (qui pourra par ailleurs être désactivée si vous souhaitez faire plus d’exercice!), a été confiée à l’entreprise PBSC, spécialisée dans le service de vélo partage.

Pourquoi?

L’idée de se tourner vers des vélos à assistance électrique était d’inciter le plus de gens possible à utiliser ce moyen de transport dans la vieille capitale, et ce, malgré une topographie pour le moins exigeante; c’est que les côtes sont nombreuses à Québec! Le service prévoit une répartition constante des vélos dans chacune des stations afin d’assurer leur disponibilité en tout temps.

Comment ?

Les stations seront modulaires. Elles pourront être déplacées très facilement et même aménagées à des endroits de façon temporaire lors de grands événements, par exemple. Pour accéder au service, il sera possible d’utiliser sa carte Opus ou son téléphone. Une application mobile permettra de localiser en temps réel les vélos de la flotte et d’effectuer des paiements avec un code QR. Pour les utilisateurs qui n’auraient pas de téléphone portable, des bornes alimentées à l’énergie solaire permettront aussi la location des vélos dans les stations.

Combien ?

Le coût de l’abonnement devrait être moins cher que celui des Bixis de Montréal et moins cher que celui de Vancouver. On parle d’un système abordable, un peu plus cher que celui de Toronto cependant. Des rabais sont prévus pour les détenteurs de l’« abonne-bus », entre autres.

Pour la première phase, les stations seront déployées dans les quartiers centraux : 3e Avenue à Limoilou, secteur de la gare du Palais, place des Canotiers, Hôtel de Ville, place d’Youville, parc de la Francophonie, église Saint-Jean-Baptiste, avenue Cartier, Saint-Roch et Saint-Vallier.

Qui ?

Le RTC ne vise pas de groupe d’âge ou de type de personnes. On cherche plutôt à inciter les gens de Québec tout comme les touristes à utiliser le service de vélo partage pour les déplacements utilitaires et courts.

D’ici 2024, le RTC prévoit mettre mille vélos à assistance électrique en libre-service dans la capitale et implanter cent stations. Les pôles d’éducation, d’emploi, les secteurs à haute densité de population et les lieux où se trouvent des équipements municipaux comme des parcs et des bibliothèques seront sélectionnés pour l’implantation des nouvelles stations.

Toutes les saisons ?

Pour l’instant, le RTC prévoit que le service àVélo sera offert du 1er mai au 31 octobre, mais ne ferme pas la porte au maintien du service en hiver. Des études devront toutefois être effectuées, notamment pour évaluer si les vélos peuvent résister au sel et si les batteries peuvent s’adapter aux écarts de température.

Accessible ?

Le projet est ambitieux, séduisant. S’il a du succès, il sera assurément un complément avantageux au tramway dans les années à venir. Cependant, le RTC reste flou sur les coûts de l’abonnement à ce service. Il faut aussi noter que le casque sera obligatoire, ce qui pourrait déplaire à certains. Ce sont les policiers de la Ville de Québec qui feront respecter les règles entourant l’usage des vélos en libre-service. À noter que seules les personnes de dix-huit ans et plus pourront utiliser les vélos sans permis de conduire. Pour les mineurs, un permis de conduire permettra leur location, mais un permis de cyclomoteur pourra suffire. Cette réglementation s’applique parce qu’il s’agit de vélos à assistance électrique.

En somme, il faudra voir comment se passera l’été 2021 pour déterminer si l’offre cyclable sera véritablement améliorée par ce projet. On ne peut être contre la vertu; cependant, la Ville de Québec doit continuer de miser sur toutes les formes de transport durable en augmentant les infrastructures tant pour les piétons que les cyclistes qui utilisent leur propre bicyclette. L’idée de créer une véritable culture du vélo à Québec est louable. Il faut espérer que le projet aura des retombées positives pour l’ensemble des utilisateurs de transports durables de la ville. En outre, les véritables changements se feront probablement sentir d’ici quatre ou cinq ans, puisque pour la saison estivale qui arrive, rappelons que seule une centaine de vélos seront disponibles.

 

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