La crise du logement sévit aussi à Québec

Par Nathalie Côté
Publié le 15 février 2020
Manifestation du FRAPRU le 7 février 2020 devant l’Assemblée nationale à Québec. Photo: FRAPRU

Les groupes de défenses des droits des locataires, invités par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), ont fait une série d’actions en février et demandent que le prochain budget du gouvernement québécois contienne des investissements pour le logement social.

Cette campagne, faite à la veille du dépôt du prochain budget, a été marquée par une tournée québécoise d’une vingtaine de villes et d’autant de bureaux de députés du gouvernement caquiste afin des les sensibiliser à la situation des locataires les plus démunis.

À Québec, les militants et militantes du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, du Comité logement d’aide de Québec ouest (CLAQ), du Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur ainsi que de plusieurs groupes communautaires, ont «visité» le bureau du Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. Cette visite de député a été suivie par une manifestation devant l’Assemblée nationale où une centaine d’irréductibles ont bravé la tempête.

Selon les défenseurs des locataires «la mise en chantier de 45 logements sociaux coopératifs pour la ville de Québec, en 2018, est insuffisante pour répondre aux besoins des 20 015 ménages mal-logés de Québec».

Pour Vincent Baillargeon du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, il y a urgence d’agir : « Avec des taux d’inoccupation pour la Ville en-dessous du seuil d’équilibre de 3% ainsi que des taux aussi bas que 1,7% en Haute-Ville, 1,8% en Basse-Ville, et 2% à Ste-Foy- Sillery-Cap-Rouge, la situation risque de continuer à se détériorer pour les ménages locataires. Avec un surplus anticipé par le gouvernement de plusieurs milliards, il est plus que temps que la ministre Laforest joue son rôle et que le gouvernement Legault prenne ses responsabilités afin de régler la crise du logement actuelle », explique-t-il.

Québec dans le «top 3»

Vincent Baillargeon rappelle aussi que la ville de Québec se situe dans le triste «top 3» de la province où les logements sont les plus chers. La région métropolitaine de Gatineau est celle où le loyer moyen (847$) est le plus cher au Québec, suivi de Montréal (841$) et de Québec (837 $).

Anne-Sophie Trottier, organisatrice communautaire au CLAQ de Sainte-Foy revient sur la revendication du FRAPRU pour l’ensemble du Québec : «Nous réclamons un engagement de la part de la CAQ pour qu’une nouvelle programmation soit prévue et que 50 000 nouveaux logements sociaux voient le jour en l’espace de cinq ans. C’est la seule manière d’amortir la gravité de la pénurie actuelle. Étant donné que l’accès au logement est à la base de toute activité démocratique dans notre société, nous ne pouvons pas attendre une seconde de plus. »

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