Un 1er mai fraternel à Québec

Par Nathalie Côté
Publié le 2 mai 2019
Le 1er mai à Québec. Photo: Réal Michaud

Plus de deux cents personnes ont marché mercredi le 1er mai à Québec pour revendiquer des conditions de travail décentes et souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. La demande d’une hausse du salaire minimum à 15 $ de l’heure est encore cette année une des revendications phares du 1er mai. Il a d’ailleurs été augmenté de 50 cents ce 1er mai 2019, passant à 12,50$ de l’heure.

La manifestation organisée par les syndicats et le RÉPAC a rassemblé plusieurs groupes communautaires, des syndicats, et quelques députés de Québec solidaire étaient aussi présents : une grande partie des militants et des militantes de diverses mouvances de gauche ont marché pour souligner ce 1er mai dans la bonne humeur.

Les cochers toujours en lock-out

Réunis devant la gare du Palais, le IWW (international Workers of the world, ou SITT, Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses) ont offert café et gâteaux aux marcheurs et aux marcheuses. Un jeune cocher, syndiqué avec TUAC (travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce),en lock-out depuis plus d’an, nous a rappelé qu’un regroupement de cochers envisage d’acquérir l’entreprise, si chère à la vie touristique de Québec, afin d’en assurer la pérennité. Les négociations des cochers de Québec avec l’entreprise actuellement propriétaire sont toujours dans l’impasse.

Le IWW a offert des gâteaux et du café aux manifestants et manifestantes. Photo: Nathalie Côté.

Un groupe de cochers en lock-out voudrait en effet transformer l’entreprise en coopérative de travail. Si jamais le projet de coopérative voit le jour, les chevaux  pourraient être transportés en camion jusqu’au Vieux-Québec afin de leur épargner la montée de la côte d’Abraham. La rue Saint-Vallier Ouest ne serait plus la même sans le son des sabots des chevaux, qui tempère celui des voitures.

La manifestation du 1er mai s’est d’ailleurs terminée au parc Durocher sur la rue Saint-Vallier Ouest, après plus d’une heure de marche.

 

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