Non au troisième lien. Mais quoi d’autre?

Par Pascal Grenier
Publié le 5 novembre 2018
Pendant la manifestation contre le troisième lien, le 22 octobre 2017 à Québec. Photo: Nathalie Côté

Le troisième lien est un projet insensé :

– insensé sur le plan de la mobilité car il ne réglera pas du tout le problème de la congestion ;

– insensé aussi sur le plan environnemental car il favorisera l’étalement urbain;

– insensé enfin sur le plan économique car il n’est pas justifié d’investir plusieurs milliards pour d’autres autoroutes dans une ville et une région qui en compte déjà trop.

Le gouvernement Legault s’est peinturé dans le coin avec sa promesse insensée de mise en œuvre du projet de troisième lien à l’Est pendant son premier mandat.

Je suggère que le gouvernement change le mandat du bureau de projet du troisième lien en «Bureau de réduction de la congestion routière ». N’est-ce pas là d’ailleurs le véritable objectif visé? Ce groupe de travail pourrait avoir comme objectif d’œuvrer sur les diverses façons de réduire la circulation routière.

L’accroissement du covoiturage serait un objectif majeur du nouveau bureau qui utiliserait des méthodes numériques pour stimuler le jumelage entre conducteurs et passagers. Ce qui fait que l’auto-solo est si populaire actuellement, c’est que les conducteurs ne connaissent pas les personnes qu’ils pourraient transporter et vice-versa.

Le Bureau de réduction de la congestion pourrait aussi organiser des conférences dans les milieux de travail pour faire la promotion du télétravail, veiller à l’optimisation de l’usage des voies réservées, inciter les gens à faire usage des transports en communs et valoriser les transports actifs.

La création d’un bureau de réduction de la congestion serait une façon élégante de se tirer d’affaire pour le gouvernement Legault, lui qui s’est engagé dans ce projet insensé et qui hypothèquerait notre avenir financier s’il le réalisait.

J’invite toute la population à venir à la manifestation contre la construction d’un troisième lien samedi le 10 novembre devant le parlement à 13 h 30.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité