Cultiver, cuisiner, lutter contre la pauvreté

Publié le 26 octobre 2017
À la Barratte de Sainte-Foy.  Photo: Réal Michaud

Le Comité Logement D’aide aux Locataires de Sainte-Foy (CLAL) a souligné la journée internationale d’élimination de la pauvreté de belle façon avec la préparation d’un potage cuisiné avec les légumes qu’ils ont eux-mêmes cultivé pendant l’été. Des personnes en insertion au travail de l’organisme La Barratte, ont participé à la préparation du plat de légumes frais. L’organisme la Baratte et le CLAL de Sainte-Foy cultivent un potager communautaire depuis deux ans. « C’est une manière de lutter contre la pauvreté », comme le souligne Cheryl-Anne Dagenais, coordonnatrice du CLAL.

La Baratte est un organisme à but non lucratif qui travaille à créer des alternatives aux besoins alimentaires des personnes les plus démunies. Ils livrent des repas avec la popotte roulante et offre sur place des repas à petits prix. Après avoir partagé le potage de citrouille et carottes, les deux organismes en ont livré quelques portions à Lauberivière, l’organisme d’aide aux personnes en situation d’itinérance.

Cuisiner, et quoi encore ?

Mais ces actions, si nobles soient-elles, ne suffisent pas pour éliminer la pauvreté. Le gouvernement doit agir et les groupes communautaires attendent de nouvelles actions de sa part. Ils sont cependant sceptiques face à un « nouveau plan de lutte à la pauvreté » annoncé par le gouvernement libéral. Monique Toutant, du Comité 17 octobre rajoute : «Nous attendons d’un pied ferme ce nouveau plan d’action, et exigeons qu’il contienne des mesures concrètes pour lutter efficacement contre les causes des inégalités ». Il existe des solutions concrètes pour lutter dès maintenant contre la pauvreté. « On pense à l’augmentation des prestations d’aide sociale, qui actuellement ne permettent de couvrir que la moitié des besoin de base, au retrait du programme Objectif emploi ou à l’augmentation du salaire minimum à 15$/heure », arguent les membres du Collectif de lutte et d’action contre la pauvreté de la région de Québec et du Répac ( Regroupement en éducation populaire et en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité