Librairie Saint-Jean-Baptiste, un des hauts-lieux de la poésie pour tous à Québec

Publié le 17 mars 2017
Illustration: Marc Boutin

Par Marc Boutin

Il y a une porte discrète sur la rue Saint-Jean, le 565, derrière laquelle, après avoir franchi quelques marches, on découvre un vrai salon de thé de la bohème littéraire.

À vrai dire, pas un salon, mais une enfilade de trois ou quatre petits salons avec, au centre, un comptoir où on sert thé, café, vin (rouge seulement, pour l’instant), bière, tisane, biscuits, repas et où on vend aussi des livres usagés. Et pas n’importe lesquels.

C’est le lieu par excellence des grands classiques de la philosophie et de la littérature. David, l’hôte des lieux, est très sélectif. D’ailleurs, les livres exposés sur le comptoir à l’entrée, c’est pas compliqué, si j‘étais riche, je partirais avec le lot. Alors, vu ma situation, je me contente d’en feuilleter un sur place en sirotant un bon Earl Grey à la bergamote.

À la librairie, on donne aussi des spectacles de musique, de théâtre et des récitals de poésie. Entre autres, le troisième vendredi de chaque mois, des soirées organisées par le collectif Ramen qui a pris la relève du groupe Réparation de poésie du poète le plus flyé en ville, Jean-Claude Gagnon. Alix, Lux et Geneviève (et les autres dont j’ai oublié les noms) ont des invités en première partie et, après l’entracte, proposent une scène libre; tout ce qu’il y a de plus prolo et de plus démocratique quant à la parole. Le lieu ajoute au charme. Les murs, couverts de livres, de boiseries et d’affiches, parlent presqu’autant que les poètes. C’est intime, on se croirait dans son propre salon avec des amis. Et en plus, le service aux tables (sauf pendant le spectacle bien sûr), n’a pas son pareil.

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