Opinion – Lutte à la pauvreté : un filet de thon ?!

Publié le 8 décembre 2016

Pendant que, dans les rues enneigées, les médias passent la guignolée, le gouvernement coupe dans les services publics et dans l’aide sociale. Malheureusement, ce n’est pas une can de thon qui va remplacer un filet social.

 

Les nouvelles coupures à l’aide sociale liées à l’adoption du PL-70 sont une forme de violence économique, puisqu’elles enverront les personnes qui vivent une période difficile de leur vie vers la rue. Parce que, lorsqu’on arrive à l’aide sociale, on a d’abord besoin de temps et de soutien pour se reconstruire, et non d’être forcé de vivoter avec entre 399$ et 623$ par mois !

 

Ho! Pas d’inquiétude, nous dit le ministre François Blais, on s’attaque juste aux personnes qu’on appelle « sans contrainte à l’emploi ». Et si on en parlait de la reconnaissance des contraintes, monsieur le ministre? Plus de 90% des personnes que vous dites être sans contrainte à l’emploi, ont des contraintes réelles que vous refusez de reconnaître. On parle de personnes qui n’auront pas toujours la santé physique ou psychologique, la disponibilité (pensons aux proches aidants et aux parents), ou le moyen de transport pour se rendre à vos programmes. Ces personnes à qui vous vous ferez donc une fierté de couper le chèque de survie, parce qu’elles le méritent bien. Il s’agit donc de forcer des milliers de personnes à l’extrême pauvreté.

 

Bref, ça va prendre plus qu’une can de thon pour permettre à ces PERSONNES de reprendre leur place dans la société après l’épreuve que le ministre leur prépare.

 

Lise Mathieu et Marielle Bouchard, Québec

 

 

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