Dalila Elhak, candidate des verts dans Beauport/Limoilou

Publié le 19 septembre 2015
Dalila Elhak Photo: Lynda Forgues
Dalila Elhak
Photo: Lynda Forgues

Par Lynda Forgues

Dalila Elhak est une travailleuse autonome, passionnée de politique. Pour la femme de 44 ans détentrice d’une maitrise en science politique, les affaires publiques sont un théâtre garni d’élus incompétents. Cheffe de famille monoparentale et citoyenne de Beauport/Limoilou depuis quatre ans, Dalila Elhak a comme objectif de donner plus de parole aux jeunes et aux femmes, d’aller les chercher comme elle dit, afin d’accroitre la démocratie citoyenne.

C’est l’implication citoyenne contre la poussière rouge à Limoilou qui a d’abord mobilisé Dalila Elhak. « En tant que citoyenne, j’ai participé avec des organismes comme les AmiEs de la Terre, Vigilance Port de Québec, des organisations qui s’occupent de faire pression sur le gouvernement pour vérifier la qualité de l’air. » C’est une citoyenne qui aime son quartier dont elle décrit la richesse, la qualité de l’emplacement et le grand potentiel. « Limoilou est un bon endroit pour développer plus de démocratie citoyenne. Je choisis ce moment pour foncer, car les autres ne sont pas plus compétents que moi, j’ai envie de faire ma part comme citoyenne, de m’impliquer. » Elle dit avoir trouvé un appui favorable pour la campagne de signatures nécessaires à sa candidature.

Démocratie citoyenne

La démocratie citoyenne est un mot qui reviendra très souvent au cours de l’entrevue. La candidate du Parti vert trouve qu’il faut que ça change. « Il faudrait trouver un moyen de changer tout ça. Au lieu de seulement se reposer sur les députés qui représentent seuls des circonscriptions, on devrait créer des comités dont feraient partie les députés, qui ensuite amèneraient les recommandations citoyennes à la Chambre des communes. Ça, c’est la démocratie. Vu qu’on n’a pas toutes les connaissances et toutes les compétences pour défendre tous les enjeux, c’est une bonne idée d’impliquer les citoyens qui sont déjà actifs. »

Élizabeth May

Pour Dalila Elhak, l’environnement est l’enjeu principal qui influe sur l’économie, sur le social, sur toute la vie. Elle a rencontré Elizabeth May, la cheffe de son parti, la semaine dernière à Lévis, visite qui est passée inaperçue dans les médias locaux. André Bélisle, le militant écologiste de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, y fait la lutte à Steven Blaney; la candidate de Limoilou espère bien que ce ministre conservateur mordra la poussière le 19 octobre. « Il y a beaucoup de femmes compétentes qui peuvent faire la différence en politique. Elizabeth May fait preuve de leadership et elle peut rassembler les gens. Elle est simple. Elle est humaine. Elle est accessible. » Dalila Elhak trouve que les femmes en politique y apportent une autre vision, plus humaine et plus sensible.

L’environnement, une question d’avenir

Mme Elhak fait remarquer que le Parti vert a un programme complet et ne parle pas seulement d’environnement et d’écologie. « Acheter local, consommer local, par exemple, c’est un enjeu économique important qui touche à l’écologie et à l’autonomie alimentaire. » Puis, elle revient à la démocratie citoyenne et aux groupes qui la portent le plus, selon elle, les jeunes et les femmes. « Les jeunes ont suivi les débats et sont au courant des enjeux environnementaux en politique. Mais ils ne vont pas voter. Or, c’est leur avenir qui se joue; dans 30 ans, c’est eux qui vivront ce monde, pas moi. Je fais ça pour les prochaines générations, y compris pour mes filles. Comme dit le Parti vert : le pouvoir, c’est vous. C’est tous les citoyens qui doivent s’impliquer et participer à la vie politique. »

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