Quelques engagements de QS et du PQ en environnement

Par Nathalie Côté
Publié le 18 septembre 2026
Débat à l’ÉNAP avec le député sortant de Taschereau Étienne Grandmont de QS, le candidat du PLQ dans Lapeltrie Alain Chandonnet et Christian Savard candidat pour le PQ. Photo: W. Stuart Edwards

Le débat du 14 septembre dernier, organisé par la coalition Vire au vert, a permis d’en savoir plus sur les engagements des principaux partis sur l’environnement. Les deux candidats favoris dans le comté de Taschereau y étaient : le député sortant Étienne Grandmont de Québec solidaire et Christian Savard du Parti Québécois. Alain Chandonnet, candidat du Parti libéral dans La Peltrie était aussi présent. La CAQ et le Parti conserveur du Québec n’y ont pas participé.

D’emblée Étienne Grandmont de QS a mis cartes sur table : « Le plan de transition écologique, ça doit être ça qui articule et oriente toutes les décisions. Ça passe par trois exemples : miser sur les énergies propres, aucun retour en arrière ne sera toléré : les gaz de schistes, les projets de transports ; les projets de gaz liquéfié (GNL), depuis l’Alberta jusqu’à Baie-Comeau, c’est un non catégorique. »

L’économie circulaire

Christian Savard a rappelé les engagements du PQ : « On veut augmenter la circularité de l’économie et sortir des énergies fossiles, consommer de moins en moins de pétrole. C’est ce qui va nous enrichir à long terme. » a-t-il affirmé. Le PQ entend, en effet, valoriser l’économie circulaire pour sortir du « acheter, consommer, jeter », avec une loi contre le gaspillage alimentaire, la valorisation de l’achat local, l’économie d’énergie, la valorisation de l’achat de biens usagés par l’abolition de la taxe de vente du Québec (TVQ).

Pour un contrôle public de l’énergie éolien

QS propose que la production d’énergie renouvelable soit sous le contrôle public et veut un moratoire sur la production d’énergie éolienne, actuellement controversée dans plusieurs régions du Québec. Sur tout pro- jet d’éolien, le PQ compte demander un BAPE. Étienne Grandmont a précisé la vision de QS : « On veut faire une véritable équité économique et industrielle. On veut faire payer aux industries responsables des dommages environnementaux. Donc le principe du polluer-payeur. L’aide publique sera strictement assujettie aux normes environnementales et de santé publique. C’est pas vrai qu’on va continuer à plier l’échine devant des entreprises comme Glencore », a-t-il lancé.

Sur la qualité de l’air

Avec les activités du Port de Québec qui rejettent des particules polluantes, le camionnage, la circulation automobile et certaines industries (la White Birch et l’incinérateur) qui ajoutent à la pollution, sans parler de la fumée des feux de forêts, que feront-ils pour que les citoyens respirent un air plus sain ? Étienne Grandmont note que « même s’il y a une électrification des transports, il y a beaucoup de produits nocifs dans l’air, avec les pneus, les plaquettes de freins qui émettent des polluants nocifs ». Selon QS, il faut surtout miser sur le transport collectif. Le parti propose d’ailleurs la gratuité du transport en commun pour les 25 ans et moins et les 65 ans et plus.

Christian Savard a précisé qu’un projet de loi sur la qualité de l’air a été déposé à l’Assemblée nationale, par le P.Q. lors de la dernière législation. « On veut adopter une stratégie nationale sur la qualité de l’air », a-t-il dit. « Je veux rassurer tout le monde, a-t-il ajouté, le PQ ne va pas accepter d’une quelconque manière une dété- rioration de la qualité de l’air à Québec, notamment à Limoilou. La coupe est pleine, » convient-il.

Port de Québec : QS et le PQ demandent un BAPE

Étienne Grandmont a réitéré les ambitions de QS : « On va resserrer les normes pour qu’elles suivent les normes de l’Organisation mondiale de la santé et celles de la Santé publique. On va donner de vrais pouvoirs au BAPE, notamment concernant le projet QSL au Port de Québec ». Même si c’est le port est de juridiction fédérale, il a affirmé sans détour : « On est au Québec et on veut que les industries qui sont sur le territoire québécois suivent les normes. »

Christian Savard a renchérit : « La qualité de l’air est sous la juridiction du gouvernement du Québec. » Le candidat s’est aussi engagé à ce que le PQ demande un BAPE sur le projet de QSL au Port de Québec, comme le demandent les citoyens. « Le PQ va demander un BAPE sur le projet QSL » a-t-il affirmé. « C’est la ligne rouge du PQ pour la qualité de l’air en ville et en basse- ville. » (en collaboration avec W. Stuart Edwards)

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