Un parc à la mémoire de Marc Boutin (1942-2020)

Par Nathalie Côté
Publié le 7 novembre 2022
Marc Boutin au parc Durocher dans Saint-Sauveur. Photo: DDP

Bonne nouvelle que cette décision de la Ville de Québec! C’est grâce au travail de la famille et des amis de Marc ainsi que du Comité populaire de Saint-Jean Baptiste que le parc Scott sera rebaptisé au nom de Marc Boutin.

En apprenant ça, un ami me disait: «Ce n’est pas juste un parc qui devrait porter son nom, mais une autoroute ». J’ai répondu d’emblée : Mais non! Marc était un urbain, un grand défenseur de la ville à échelle humaine, pourfendant les projets immobiliers qui dépassaient les bornes, les zonages et le bon sens. Marc était un pourfendeur du règne de l’automobile qui prend trop de place dans l’espace urbain. C’était un grand défendeur de Québec, de son architecture et de ses quartiers centraux. Il reste des traces indélébiles de sa contribution dans les victoires des luttes populaires certes, mais aussi dans les dizaines et dizaines d’articles publiés dans Droit de parole depuis sa fondation en 1974. Un parc qui portera son nom dans le quartier où il a habité pendant des années, c’est un honneur. Ainsi on pourra se rappeler son apport historique. Sa contribution avec tant d’autres (cela ne se fait jamais seul) qui ont lutté pour conserver jadis la rue Saint-Gabriel et son architecture alors que le gouvernement en place voulait faire passer une autoroute en plein cœur du quartier. Tout cela semble bien absurde aujourd’hui. Et pourtant ça continue…

Sur la traverse Québec-Lévis. Photo: DDP

À la défense du traversier

Il y a quelques années à peine, alors que le gouvernement de la CAQ envisageait de construire un troisième lien, Marc Boutin me disait souvent: « Il existe déjà le troisième lien, c’est le traversier entre Québec et Lévis! » C’est pas étonnant que la CAQ ait comme plan (sorti d’un chapeau pendant la campagne électorale) de le faire disparaître peu à peu en le rendant inaccessible aux automobilistes.

Marc adorait prendre le traversier pour voir le fleuve et la ville au loin, pour ralentir le rythme. Il faudra donc défendre ce traversier, à la fois pour les piétons et pour les automobilistes. Il ne faut pas laisser le gouvernement du Québec en faire à sa tête et tout mettre en œuvre pour le faire disparaître. Tout cela pour justifier la contribution d’un tunnel?

Au lieu d’un tunnel, il faudrait un meilleur service de traversier. Des traversiers électriques agréables et utiles. Il y en a en Norvège. N’est-ce pas mieux d’observer la beauté de l’horizon que d’être pendant dix kilomètres dans un trou noir sous le fleuve? D’ailleurs jusqu’à preuve du contraire, les gens de Lévis prennent le traversier, à pied, à vélo en auto. Sans compter que la construction de traversiers électriques pourrait donner du travail aux travailleurs de la Davie situé à Lévis justement. Voilà pour le circuit court… Merci Marc pour l’inspiration!

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