Joie!

Par Malcolm Reid
Publié le 17 décembre 2020
Illustration : Malcolm Reid.

Longtemps, le parc Scott dans le quartier Saint-Jean-Baptiste a porté une enseigne : ON A PRIS NOT’ PARC EN MAIN. Car ce parc avait été construit en autogestion. Construit par les citoyens pour aiguillonner la Ville à aider nos enfants dans leurs jeux. J’ai dessiné mon ami Marc Boutin sous cette enseigne en 1990.

Là, 2021 se pointe!

Et après ça, 2022, 2023, 2024… Et je me pose la question : qu’est-ce que c’est, notre vrai parc ?

Notre vrai parc, c’est la planète Terre, non ? C’est notre lieu de vie, et celui des Chiliens, des Roumains, des gens du Burkina Faso, des gens du Bangladesh.

On est des milliards à jouer dans ce parc-planète, et il a besoin d’un grand chantier pour être capable de nous aider dans le futur.

Alors, en 2021, aidons-la, la Terre. Montrons-nous ses défenseurs, pour nous défendre nous-mêmes. J’ai dessiné une mère au front dans cette bataille. Je l’ai dessinée avec deux de ses flos.

C’est une bataille, crois-moi. Car les industriels qui ont vu la terre simplement comme une ressource à exploiter, ont exploité. Ils ont beaucoup saccagé, et longtemps on a dit oui. On a consommé les produits de cette exploitation, sans grogner.

Maintenant il faut apprendre à dire non à beaucoup de pratiques destructrices. Il faut qu’on exige de nos gouvernements de nous appuyer là-dedans. Ils s’appuient bien que trop sur les corporations. Nous, on a besoin de plans pour faire travailler les gens intelligemment. Pour consommer autrement. Pour vivre écologiquement.

Le climat change et la covid nous étrangle. C’est lié, et il faut découvrir comment c’est lié. Maryse – la maman ici – eh bien, ses enfants vont à l’école à tous les jours. Ils jouent dans le parc Scott chaque midi. En essayant de tenir loin cette maladie que tous les enfants du monde craignent. Jamais l’humanité n’a été unanime comme ça.

Moi, je vois 2021 comme une année où la covid va commencer à lever de sur nos épaules. Il va y avoir de la joie, oui !

Mais je vois ça comme « une joie dans l’effort ».

Je vous demande :

2021 n’est-elle pas une année pour nous atteler à notre tâche? Et 2022, 2023, 2024… Ne sont-elles pas des années pour voir à ce que la bataille se fasse dans un sens de partage ? De justice sociale ?

Des années pour la liberté ?

Des années pour l’égalité ?

Des années pour la fraternité ?

Tiens, on a déjà cru très fort à ça. Mon idée, c’est que c’est une combinaison qui est super actuelle.

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