Consultations publiques sur la sécurité routière: un projet ambitieux, mais qui pourrait aller plus loin

Par Sophie Lavoie
Publié le 31 octobre 2019
Quelques dizaines de personnes étaient présentes à la première soirée de consultations publiques. Photo: Sophie Lavoie

Le mardi 29 octobre se tenait la première consultation publique du projet de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec.  Marc Des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente à la Ville de Québec, a présenté les trois volets du projet: ralentir, être courtois et sécuriser.

Doté d’un budget de 60 M$ le projet prévoit l’achat de nouveaux afficheurs de vitesse et la multiplication par deux du nombre de radars photo. La courtoisie a été l’un des sujets principaux de cette soirée. Les relations quotidiennes entre les usagers de la route doivent changer, et une campagne de sensibilisation, comme celle utilisée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), sera déployée pour la Ville de Québec.

Les zones et trajets scolaires seront davantage sécurisés. Certains autobus scolaires seront munis de caméras afin d’identifier les comportements dangereux. On annonce également que 3 000 $ seront accordés à chaque conseil de quartier afin de promouvoir la sécurité routière et qu’un budget supplémentaire sera disponible pour ceux ou celles qui désireront proposer un projet en lien avec cet enjeu dans leurs quartiers.

André Turcotte, du Service de police de la ville de Québec, a précisé lors de la séance publique qu’un bureau de sécurité routière sera créé afin de traiter directement les plaintes des citoyens. L’initiative permettra au SPVQ d’être plus proactif dans les traitements de plaintes.

Lors de la planification du projet, 140 sites accidentogènes ont été identifiés dans la ville de Québec, notamment à la hauteur du boulevard Charest Ouest et de la rue de la Couronne, et à l’angle des rues Marie-de-l’Incarnation et Saint-Vallier Ouest. Sur ces 140 sites, 60 seront modifiés prochainement dans le projet du tramway. La Ville de Québec s’engage à sécuriser les 80 autres ultérieurement. Un citoyen a d’ailleurs exprimé son inquiétude quant à certains endroits de la ville où il n’y a pas de trottoirs. Selon lui, un budget spécial devrait être octroyé afin que ces zones soient sécurisées dans les prochaines semaines.

Plusieurs dizaines de personnes s’étaient déplacées lors de la consultation publique. Les citoyens se sont montrés favorables envers le programme, mais certains déplorent le manque d’initiative de la part de la Ville de Québec à favoriser l’usage du transport en commun, qui reste le moyen de transport le plus sécuritaire. Par ailleurs, la limite de vitesse sur la rue Saint-Jean restera à 50 km/h, en raison du passage du 807, selon Marc Des Rivières.

Aussi, on se demande pourquoi l’objectif n’est pas plus ambitieux et ne vise pas  zéro décès ou accident de la route, mais mise plutôt sur une réduction de 50% de leur occurence. Selon la Ville, si l’objectif zéro n’est pas réaliste, à la lumière de ce qui a été fait dans d’autres pays, un ajustement est toutefois prévu après 2024.

D’autres séances d’information se tiendront dans chaque quartier jusqu’au 27 novembre. La date limite pour présenter un mémoire est le 10 janvier 2020, et une consultation citoyenne invite les citoyens à s’exprimer et s’engager jusqu’au 31 janvier.

Commentaires

  1. Il est intéressant que cette consultation fut couverte via cet article concis, clair et bien rédigé. Également, il s’agit d’une bonne initiative au regard de la protection de nos enfants et afin de créer des milieux de vie plus conviviaux.

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