Petits et grands défis: prendre l’autobus

Par Céline Lapointe
Publié le 6 février 2018
Dans l’autobus…  Photo par Hélène Nazon

Si vous lisez ce journal et que vous habitez au centre-villle, vous avez probablement déjà pris l’autobus. Et, si comme moi, vous n’avez pas d’auto, cette probabilité devient certitude. Dans ce cas, prendre l’autobus, service essentiel, peut paraître banal et ne pas représenter un défi. Pas si sûr… Une question : en avez-vous fait une expérience optimale ?

La première fois

Pour votre première expérience, donnez-vous du temps. Choisissez un jour de congé ou une soirée pour faire une balade en autobus… Si vous êtes un usager régulier, optez pour un endroit où vous n’êtes jamais allé, celui que vous voulez découvrir. Si vous êtes branché, téléchargez RTC Nomade, établissez un trajet à partir de chez vous, que ce soit pour l’école, le bureau, le centre commercial, le musée, etc. L’application vous informera des horaires et des trajets qui passent près de chez-vous. Si vous ne réussissez pas, appelez au bureau du RTC.

Allez à la tabagie du coin ou à un autre commerce qui vend les billets du RTC, ce qui vous fera sauver quelques sous. Autrement, vous paierez 3,50 $ de transport qui est un peu cher, moins si vous êtes las-se, voire écœuré-e, de pelleter, de déneiger, de gratter les vitres glacées de votre auto, de geler, bref de vivre l’hiver de force. L’autobus sera la solution qui vous épargnera du temps, celui perdu dans le trafic des heures de pointe, celui du prix et de la recherche d’un stationnement, surtout si votre parcours ne dépasse pas dix km.

Si vous prenez chaque jour votre auto en sortant de chez vous, prendre l’autobus sera un défi et exigera un changement de réflexes. Mais si vous avez la chance de vivre et de travailler près des nombreux trajets d’autobus, par exemple, ceux des métrobus à voie réservée qui passent aux sept minutes, vous pourriez y prendre goût, surpris de constater d’arriver plus vite qu’en auto.

Une fois dans l’autobus, vous vous mesurerez à une nouvelle réalité. Vous ne serez plus seul dans votre bulle. Vous croiserez des gens de tous âges, de toutes provenances, (étudiant-e-s, aînées, petites familles, résident-e-s et touristes.) Dépendant de votre destination et des horaires, vous vous trouverez à l’étroit aux heures d’affluence ou aurez l’impression d’avoir un chauffeur privé en période non achalandée. Puis, ce qui n’est pas une mince affaire, vous vivrez la fierté de poser un geste protecteur d’environnement, réducteur de trafic, en adoptant un mode de transport collectif, moins polluant pour la ville et la planète

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