Du thé et de la poésie pour tous et toutes

Par Geneviève Lévesque
Publié le 6 avril 2017
Des étudiantes en littérature et en création littéraire savourent le thé et la poésie à la Librairie La Liberté. Photo: Geneviève Lévesque

Par Geneviève Lévesque

Jeudi le 23 mars a eu lieu la 6e édition de Poésie à l’heure du thé à la Librairie La Liberté. Une soixantaine de personnes se pressaient dans l’espace central de la librairie située à la Pyramide de Sainte-Foy pour écouter neuf poètes et déguster trois services de thé.

Ces rendez-vous, inscrits à la programmation du Mois de la poésie depuis 2012, réunissent plusieurs poètes et « toute personne qui aime le thé, les livres et la poésie, peu importe son niveau de connaissance en la matière », explique Dominic Deschênes, organisateur et animateur de ces soirées depuis le début. « L’événement se veut une invitation à la découverte », poursuit-il. L’initiative provient de la librairie elle-même.

La direction – Christian Laliberté, PDG et sa fille Éléna, gérante –, et quelques employés, dont Dominic Deschênes lui-même,  souhaitaient mettre sur pied un récital de poésie original. «C’est notre gérante Éléna qui a eu l’idée de jumeler lecture et de poésie et dégustation de thé», se rappelle l’animateur.

En partenariat avec la maison de thé Camellia Sinensis, Poésie à l’heure du thé a donc vu le jour et a depuis fait ses preuves. L’édition de cette année réunissait les poètes Diane Prévost, Normand Génois, Marité Villeneuve, Richard Fournier, Michèle Blanchet, Dominic Deschênes, Monique Laforce, Jacques Ouellet et Fabienne Roitel.

Poèmes de combat

Les poèmes parlaient de combat: celui de la prise de parole, celui d’être soi ou même celui des felquistes. Richard Fournier a ainsi intitulé sa lecture « Poèmes écrits dans des conditions difficiles »… et il ne parlait pas seulement de l’hiver, lui qui a vécu les événements des années 60-70 et a écrit au moment même où ils se produisaient. Peut-être faut-il partir de plus loin? Normand Génois constate: « Le langage parle d’assaut, de brutalité / Voilà pourquoi il faut changer de langage ». C’est ce que la poésie propose, cette « parole qui peut tout changer » qu’évoque Diane Prévost.

Dominic Deschênes a lui-même lu certains de ses poèmes pendant la soirée. Il est poète, auteur de six recueils de poésie, mais aussi musicien. Il est également éditeur aux Éditions du Sablier depuis sa création en 2003. « Mes champs d’intérêt sont nombreux et variés, mais la poésie demeure le fil conducteur de ma vie professionnelle », déclare-t-il en entrevue. Jusqu’à son métier de libraire depuis 2005 à la librairie La Liberté qui lui permet de ne jamais trop s’éloigner des livres!

En général, ce sont des poètes de Québec et de sa région qui sont invités à lire, quoique certains proviennent de l’extérieur, comme Charles Sagalane qui a participé à quatre des six éditions. Poésie à l’heure du thé figurera tout probablement à nouveau à la programmation du Mois de la poésie l’an prochain. C’est un rendez-vous!

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