Les groupes communautaires, appuyés par des assos étudiantes et les syndicats, entament trois jours d’actions

Publié le 7 novembre 2016
pic_0496
Des femmes et des hommes des groupes communautaires en grève, en visite au bureau de député de François Blais. PHOTO – Lynda Forgues

 

Par Nathalie Côté et Lynda Forgues

Des milliers de groupes communautaires sont en action partout au Québec jusqu’au 9 novembre. Ils sont plus de 1200 groupes en grève pour dénoncer le sous-financement de leurs organismes et pour demander un réinvestissement dans les services publics.

À Québec, les organismes communautaires ont rendu visite à quelques députés libéraux ce lundi. Ils se sont rendus aux bureaux de François Blais à Charlesbourg, Sébastien Proulx dans Jean-Talon, ainsi qu’à celui de Véronique Tremblay, dans Chauveau. Dans Chaudière-Appalaches, comme ailleurs au Québec, d’autres députés ont ainsi reçu des délégations de visiteurs.

Une vingtaine de personnes ont visité le bureau du député de Jean-Talon PHOTO: Réal Michaul
Une vingtaine de personnes ont visité le bureau de Sébastien Proulx. PHOTO: Réal Michaud

Visite chez le ministre François Blais

Une quarantaine de groupes, allant de la défense juridique à des organismes d’aide aux personnes sourdes, en passant par  l’alphabétisation, la prévention en toxicomanie et la violence domestique, et bien plus encore, avaient annoncé leur visite au député de Charlesbourg. Cette rencontre avec François Blais devait faire d’une pierre deux coups: il est ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, qui défend la controversée loi 70 sur l’aide sociale et c’est aussi lui qui est  responsable du SACAIS, l’organisme gouvernemental qui coupe, réduit et gèle le financement nombreux groupes communautaires.

François Blais était absent de son bureau de circonscription ce lundi 7 novembre.  Son attaché,  Michel Garneau, a dit à la délégation que le ministre voulait entendre tout le monde, mais que les groupes ne se présentaient pas. Il est ironique de voir que lorsque les gens se présentent, il n’y est pas. Mais surtout, cela montre à quel point les organismes qui travaillent avec les plus démunis et marginalisés n’ont pas d’écoute de la part du gouvernement.
Reportage vidéo de cette rencontre :

Les étudiants et les syndicats solidaires

La CSN a tenu à affirmer sa solidarité avec les groupes communautaires, rappelant l’importance de leur travail et dénonçant les visées idéologiques du gouvernement Couillard: «Les libéraux ont trompé les Québécoises et les Québécois en disant agir pour atteindre l’équilibre budgétaire. Leur véritable but est d’affaiblir l’État social en réduisant les services publics et les programmes sociaux.»

À l’Université Laval, le Regroupement des étudiants en sociologie, et le mouvement des étudiants en travail social se sont joints aux actions des groupes communautaires. Les associations étudiantes «s’opposent depuis des années aux mesures d’austérité et aux politiques néolibérales qui favorisent largement les intérêts financiers au détriment des besoins de la population. Considérant que ces politiques ont des conséquences alarmantes pour la majorité des québécois-e-s, les étudiant-e-s son persuadé-e-s que cette lutte doit être commune et rassembler les différents secteurs de la société».

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité