L’affaire Guy Blouin : l’agent Simon Beaulieu cité à procès

Publié le 21 octobre 2016

eglise-st-roch-rubans-noirsPar Lynda Forgues

Le comité du 3 septembre, créé à l’automne 2014 avec pour objectif, entre autres, de se souvenir de ce qui est arrivé à Guy Blouin, pour ne pas que ça tombe dans l’oubli, s’est dit satisfait de la décision rendue et que le processus judiciaire suive son cours.

Le juge Robert Lévesque a rendu sa décision le 6 octobre, en étendant l’interdit de publication au jugement lui-même, même si, par la suite, l’accusé a décidé de renoncer au procès devant jury et d’opter pour un procès devant juge seul. C’est donc au début décembre que l’on pourra connaitre la date du procès de Simon Beaulieu, pour les accusations, toujours maintenues, de conduite dangereuse et de négligence criminelle ayant causé la mort de Guy Blouin, le 3 septembre 2014.

Retour sur l’enquête préliminaire

Dès 9h30, le 3 octobre, la petite salle du palais de justice à Québec a vu plusieurs personnes se regrouper pour assister au début de l’enquête préliminaire de l’agent Simon Beaulieu du SPVQ. Les médias n’étaient pas présents, puisque l’avocat Maxime Roy avait dès le début laissé savoir qu’il demanderait un interdit de publication sur la preuve présentée, ce qu’il a fait peu après l’entrée du juge Lévesque.

L’avocat a aussi fait remarquer au juge que Simon Beaulieu, tout vêtu de gris clair, était assis juste derrière les avocats, dans la section réservée aux parties plaidantes. De nombreux écrans d’ordinateurs étaient installés sur les tables des avocats et des procureurs, ainsi que sur celles des témoins experts du procureur, les officiers de la SQ, assis juste derrière eux; ces écrans, tournés vers le public et la table des médias, ont permis que nous ayons accès aux images projetées durant le premier témoignage.

L’émotion était assez vive dans la salle à la vue des images projetées qui ravivaient de mauvais souvenirs; une personne a dû sortir. Le juge a demandé le silence. Simon Beaulieu, pour sa part, est resté imperturbable tout au long des trois journées.

Nous avons rencontré Jean Fortin du comité du 3 septembre :

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