Manif du 1er mai à Québec: unité contre les saccages

Publié le 13 mai 2016
Plus de 500 personnes ont marché le 1er mai. photo nathalie côté
Plus de 500 personnes ont marché le 1er mai. photo nathalie côté

La marche du 1er mai à Québec s’est déroulée, sous le signe de la convergence des luttes en ce printemps 2016, avec plus de 500 personnes marchant dans les rues de Québec contre l’oléoduc, pour le salaire minimum à 15 $ de l’heure et contre l’austérité.

Contre le projet Énergie Est

« On veut qu’il y ait un dialogue avec la population, avec les syndicats, sur la question du pipeline », précise Michel Martin, porte-parole de STOP oléoduc, présent à la marche. La lutte contre le projet d’oléoduc est une lutte sociale qui dépasse la question environnementale, dira un autre militant.

En somme, le 1er mai a été une manifestation de voix unies contre «le saccage des services publics » et les politiques orchestrées par le gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Le projet de pipeline nous concerne tous

Les feux de Fort McMurray en Alberta, où se trouve le chantier des sables bitumineux, brûlent encore, et tous et chacun, fort justement, déplorons le drame de ces milliers de travailleurs et de travailleuses qui ont dû fuir leur ville et leurs chantiers.

Cela montre surtout quels peuvent être les effets des changements climatiques dans ce lieu surexploité. La lutte contre le développement des sables bitumineux et du pipeline apparait, dans ce contexte, d’autant plus cruciale.

Trente-deux groupes écologistes interpellent le ministre

Ils rappellent que le gouvernement ne peut pas « balayer du revers de la main tout le travail que la société civile a accompli ». Le 9 mai dernier, 32 groupes environnementaux du Québec ont demandé que les 400 mémoires et 4000 commentaires soumis au BAPE en avril dernier soient rendus publics.

Les groupes demandent au ministre québécois de l’environnement, David Heurtel, de mandater le BAPE « pour qu’il produise un rapport synthétisant l’information recueillie lors des audiences, dans la documentation déposée ainsi que dans les commentaires et mémoires soumis. Un rapport qui servira à l’éclairer sur les renseignements qu’il devra exiger de TransCanada dans le cadre de son étude d’impact ».

Un gouvernement complice des pétrolières ?

Les groupes environnementaux déplorent aussi le fait que TransCanada n’a déposé son avis de projet que le 22 avril dernier, « tournant en dérision les règles pour l’évaluation des grands projets de même que la participation citoyenne ». Pour Christian Simard, de Nature Québec, « le gouvernement ne devrait pas se faire complice de la pétrolière mais au contraire, être garant d’une évaluation environnementale modèle et irréprochable ».

Évaluation des GES ou pas ?

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace, un des 32 groupes, souligne que l’étude d’impact de TransCanada doit comprendre « l’évaluation globale des émissions de GES (gaz à effet de serre) et les scénarios de déversements pour les principales rivières. » On sait que dans la seconde version du BAPE, le ministère de l’environnement du Québec ne tiendrait plus compte des GES produits par l’extraction, le transport et l’exportation des sables bitumineux.

Rendre publics les mémoires

STOP oléoduc invite les personnes et les groupes ayant déposé un mémoire au BAPE suspendu (qui sera repris en septembre prochain) à écrire à l’adresse suivante afin de les rendre public : ecoquebecinfo.com/bape-annule- sur-energie-est-des-memoiresrendus- publics/

 

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