Les femmes font de la politique

Publié le 10 mars 2016
Rassemblement autour du monument en hommage aux femmes en politique. Photo: Cheryl Anne Dagenais
Rassemblement autour du monument en hommage aux femmes en politique à l’Assemblée Nationale.                                                                                                         Photo: Cheryl Ann Dagenais

Par Lynda Forgues

Le  matin du 8 mars, une cinquantaine de femmes ont pris d’assaut le hall d’entrée de l’édifice où siège le Ministère de l’Économie, de la science et de l’innovation, près de Pace d’Youville, dont la ministre est nulle autre que Madame Lise Thériault.

Organisée par la Coalition régionale de la marche mondiale des femmes, l’action dérangeante avait pour but, comme l’expliquait Marie-Hélène Fortier, porte-parole de l’événement, de rappeler à la ministre Thériault qu’elle est aussi responsable de la condition féminine même si elle semble l’oublier par moments, comme on a pu le constater au cours des semaines précédant le 8 mars : « nous sommes ici ce matin car nous tenons à dénoncer les politiques du gouvernement libéral en matière d’austérité. On profite de la Journée internationale des femmes pour passer notre message que les mesures d’austérité touchent particulièrement les femmes, en tant qu’utilisatrices des services publics et aussi en tant que travailleuses du secteur public et du milieu communautaire. »

L’action s’est déroulée dans la bonne humeur, au milieu des slogans scandés et criés, et aussi traduits en langage des signes, car des membres du Comité d’aide aux femmes Sourdes de Québec étaient présentes ainsi que plusieurs autres femmes issues de multiples horizons, tant syndicaux que communautaires.

Le groupe a marché sous le soleil jusqu’à l’Assemblée nationale pour aller planter leurs messages près du monument en hommage aux femmes en politique, érigé sur les terrains de l’hôtel du Parlement il y a trois ans. Quoi de plus symbolique, en effet, que ce monument des femmes en politique pour recevoir les doléances en ce jour du 8 mars ? Or, la sécurité du haut lieu de la démocratie québécoise ne l’entendait pas ainsi. Ils ont tenté d’empêcher le regroupement pour finalement se rabattre sur la pathétique saisie des pancartes.

La lutte contre le gouvernement Couillard et l’austérité ne doit pas nous faire oublier qu’elle s’inscrit dans la lutte générale contre les attaques des classes possédantes contre les moins nantis afin de mieux asseoir leur pouvoir et continuer de s’enrichir.

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