Mouvements à l'aide sociale

Publié le 4 février 2016
Photo: Réal Michaud
Le 27 janvier dernier à Québec .                     Photo: Réal Michaud

Par Nathalie Côté

« C’est pas les assistés sociaux qu’il faut couper, c’est les patrons et les banquiers ! », ont répété les quelque 400 personnes réunies à Québec le 27 janvier dernier, pour dénoncer la volonté du gouvernement libéral d’aller de l’avant avec la loi 70.

Les centaines de personnes, venues de Montréal et de Trois-Rivières, Rimouski et Sherbrooke, sont venues à Québec pour dénoncer la dernière mesure d’austérité qui pourrait appauvrir les plus pauvres de la société.

Le gouvernement libéral veut obliger les gens à accepter un emploi sous peine de voir leur aide de derniers recours, réduite de plusieurs centaines de dollars.

Comme le rappellent les porte-paroles du Répac : « Les expériences passées démontrent l’inefficacité de telles mesures. Les personnes vulnérables qui font une première demande d’aide sociale ont besoin de support et de temps pour reprendre le contrôle de leur vie. En leur forçant la main et en les appauvrissant davantage, le ministre risque surtout d’aggraver la situation en les jetant littéralement à la rue. »

Vers un revenu minimum garanti

Le gouvernement Couillard a fait un remaniement ministériel le 28 janvier et c’est désormais François Blais qui prend la place de Sam Hamad comme ministre du Travail de Emploi et de la « solidarité sociale ». Est-ce que cela remettra en question le projet de loi 70 ? Selon Renée Dubeau, de l’Association de défense des droits sociaux : « On sait que Couillard a donné à Blais le mandat de réfléchir sur un revenu de base. S’il pense à un revenu de base, il devra reculer sur les obligations inscrites dans le projet de loi 70. »

« Au Front commun des personnes assistées sociales (quelques 30 groupes au Québec), on demande depuis longtemps, un revenu social universel garanti » précise Renée Dubeau. « Ça serait bien que ce soit un montant qui nous sorte de la pauvreté », dit-elle. Mais Renée Dubeau craint le pire : « il ne faudrait pas que le gouvernement donne un revenu minimum garanti et qu’il dise ensuite : payez tous les services ! » Pas étonnant que les gens se méfient, étant donné les politiques d’austérité qu’a mis en oeuvre le gouvernement depuis 2014.

Changement de ministre et puis après ?

La grogne ne cesse pas devant les coupes à l’éducation, en santé et dans l’aide sociale. Des actions régionales sont prévues pour dénoncer ces coupes et demander au gouvernement un réinvestissement dans les services publics.

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