Une première le 24 septembre: assemblée publique sur l'avenir du Centre Durocher

Publié le 15 septembre 2014

Par Marc Boutin

CENTRE DUROCHER

Le mercredi 24 septembre prochain, les citoyens du quartier Saint-Sauveur, et ceux des quartiers environnants, auront pour la première fois l’occasion de se prononcer sur l’avenir qu’ils souhaitent donner au Centre Durocher, le vrai Centre Durocher, cet édifice patrimonial situé coin Carillon et Raoul-Jobin. Cette assemblée, organisée par le Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur, se tiendra à 19h au Centre communautaire Édouard-Lavergne, 390 rue Arago Ouest, puisque la direction du Centre Durocher refuse l’accès au bâtiment principal pour la tenue d’une telle assemblée.


Depuis cinq ans, des tractations se sont déroulées, principalement entre la Ville et la direction du centre, quant à l’avenir à donner à cet édifice public situé au coeur du quartier. Pour faire une histoire courte, la direction du Centre Durocher souhaitait au départ rénover l’édifice, elle s’est donc adressée à la Ville pour que celle-ci fasse une demande auprès du gouvernement du Québec pour avoir accès à des budgets réservés pour la rénovation des centres communautaires. La demande pour avoir droit à cet argent doit venir de la municipalité. Il semble que l’administration Labeaume ait refusé de faire la demande.
Le prétexte de la Ville : il y a de l’amiante dans les murs et ça coûterait 27 millions $ pour s’en défaire. Entre temps, un Comité de sauvegarde du Centre Durocher qui conteste ces chiffres a vu le jour. Le chiffre de 27 millions avancé par la conseillère Chantale Gilbert est une exagération grossière selon madame Lise Beaupré du Comité de sauvegarde. À titre comparatif, il en a coûté 150 000 $, selon l’architecte responsable des travaux, pour enlever l’amiante de l’école Saint-Maurice sur la 8e avenue à Limoilou, un édifice à peine plus petit que le Centre Durocher. Il est à noter que le Comité de sauvegarde a récolté plus de 2 000 signatures pour une pétition réclamant de la Ville la tenue d’une consultation publique sur l’avenir du Centre Durocher.
Et c’est là que le bât blesse. Jamais, au cours de ce débat qui aura duré cinq ans, la Ville, qui est tout de même responsable du processus démocratique, n’a cru bon demander l’avis des principaux intéressés, les citoyens et les citoyennes du quartier, sur le sujet. Tout depuis le début s’est déroulé derrière des portes closes. On prétend que le centre est un organisme privé qui peut décider de son propre avenir. Pourtant le Centre Durocher, un don des Oblats aux résidants de Saint-Sauveur, a toujours eu une vocation publique, et son financement vient en partie de la Ville.
Quoiqu’il en soit, grâce au Comité des citoyens et des citoyennes de Saint-Sauveur, on aura droit à une première le 24 septembre : le grand public (donc chacun de nous) aura l’occasion de dire ce qu’il en pense.

 

 

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