L’égalité, ce serait donc mieux

Publié le 10 octobre 2013

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Par Les AmiEs de la Terre de Québec

Dans ce véritable best-seller traduit en 23 langues, les auteur-e-s font la démonstration que les écarts de richesse qui se creusent au sein même des pays riches sont en train de ruiner ces sociétés. Ainsi, au-delà d’un certain seuil, c’est la répartition de la richesse, et non sa création, qui est le déterminant majeur de la bonne santé des populations. Les deux auteur-e-s, épidémiologistes de formation, ont retenu une série d’indicateurs pour mesurer et comparer la santé de différentes sociétés, puis constater l’échec des sociétés inégalitaires.

Car si l’ensemble des sociétés occidentales dites « développées » ont amélioré leurs conditions de vie au cours du dernier siècle, il s’avère que la quête d’une réussite matérielle individualiste soit concomitante avec un certain échec social. De sorte que si les États ne mettent pas en place une structure de redistribution des richesses et de lutte contre les inégalités, les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent avec des impacts majeurs sur l’ensemble de la société.

En comparant les données de plusieurs sociétés, les auteure- s démontrent également, chiffres et graphiques à l’appui, que lutter contre les inégalités économiques et sociales est bénéfique non seulement pour les plus déshérités mais pour l’ensemble de la société.En effet, riches ou pauvres, tout le monde pâtit des inégalités.

Pour renverser cette dynamique, les pays devront éviter de tomber dans une approche sectorielle (sur les plans de la santé, de l’éducation, de la sécurité, etc.), mais plutôt penser une lutte globale basée, entre autres, sur la fiscalité et les prestations sociales. Le bien-être de tous en dépend.

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