Habiter des villes durables – Saint-Sauveur en manque d’arbres

Publié le 15 mai 2013

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 par Nathalie Côté

L’Écomusée du fier monde à Montréal et le Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur présentent l’exposition Habiter des villes durables à la Maison Dorion-Coulombe jusqu’au 26 mai 2013.  Avec les bouleversements climatiques, et les étés manifestement de plus en plus chauds, cette exposition arrive à point nommé. Transport, logement, consommation et implication citoyenne sont abordés.  Des textes, photographies, graphiques et autres analyses montrent comment on peut vivre mieux en zone urbaine.  À voir absolument. Non seulement parce que c’est très instructif, alternatif et politique, mais aussi parce que la visite de la maison du XVIIe siècle, sise près de la rivière Saint-Charles, est des plus agréable et on peut s’y rendre à vélo…

On apprend une foule de choses dans cette exposition en tournée à Sherbrooke, Laval et Québec. Elle aborde les grands défis auxquels font face les villes actuelles et l’importance de la vie en communauté. Ici, c’est le quartier Saint-Sauveur qui est à l’honneur. Une grande partie de l’exposition a d’ailleurs été réalisée grâce à l’implication des citoyens du quartier.

Une étude du comité des citoyens montre les lieux les plus propices aux accidents entre voitures, vélos ou piétons. On constate qu’une majorité a lieu sur la rue Saint-Vallier et le boulevard Charest. On ne peut que souhaiter que l’administration municipale participe à changer cette situation à la lumière de ces études citoyennes. Voilà une approche qui permet d’imaginer une ville plus agréable. Un autre exemple? La réflexion sur le transport en commun de l’ancien maire de Bogota, Enrique Penalosa, qui disait à propos du transport urbain: «Une ville développée n’est pas un lieu où les pauvres se déplacent en voiture, mais un lieu où même les riches utilisent le transport collectif».

Un marché public dans Saint-Sauveur ?

Le quartier Saint-Sauveur est un des plus modestes de Québec. La fameuse statistique qui dit qu’en Basse-Ville on vit six ans de moins qu’en haute-ville» est reprise ici. Mais on aborde aussi, et surtout, des solutions pour changer les choses, par l’implication citoyenne dans la communauté, comme ces consultations avec les résidants du quartier Saint-Sauveur qui ont permis de mettre en relief les enjeux actuels d’aménagement urbain. Habiter des villes durables trace un portrait des initiatives locales. Par exemple, ce groupe de résidents qui parle d’un nouveau marché public dans le quartier, peut-être même dès cet été… Ce serait renouer avec ce qu’il y a de mieux dans la tradition de Saint- Sauveur. En effet, le parc Durocher a déjà été le lieu d’un marché public, une photo de l’ancien site en témoigne.

Pour remédier aux ilots de chaleur

Une carte de Québec montre que c’est en Basse-Ville que se concentrent les ilots de chaleur. Un ilot de chaleur est une zone urbaine où le mercure peut dépasser de 12 degrés Celsius celui des zones rurales environnantes. On connait les effets sur la santé… Des solutions? Le transport collectif, la marche, le vélo, l’agriculture urbaine et surtout: plus d’arbres, de verdures, des murs verts, etc. C’est cela la ville du XXIe siècle : une ville verte qui n’en aurait pas que le nom. Cette exposition est inspirante! Elle nous fait réaliser l’urgence de revendiquer des règlements municipaux qui protègeront davantage la végétation existante et favoriseront la création de nouvelles zones végétales pour une meilleure qualité de vie.

Habiter des villes durables, jusqu’au 26 mai : au 332 rue Domagaya, parc Cartier-Brébeuf. Tous les jours de 10h à 17h. Entrée libre.

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